L’Afrique du Sud a décidé de mettre fin à la présence de ses troupes au sein de la Mission de stabilisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).
Le président Cyril Ramaphosa en a informé officiellement le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, marquant ainsi un tournant dans l’engagement militaire sud-africain en faveur du maintien de la paix sur le territoire congolais.
Comptant plus de 700 militaires déployés, Pretoria figurait parmi les dix principaux pays contributeurs à cette mission onusienne, à laquelle elle participait depuis près de vingt-sept ans. Cette implication visait notamment à soutenir la stabilisation de l’est de la RDC, où les populations civiles, les acteurs humanitaires et les défenseurs des droits humains restent exposés à des violences récurrentes.
Les autorités sud-africaines expliquent ce retrait par la nécessité de « réorganiser et optimiser » les moyens limités de la Force de défense nationale sud-africaine, confrontée à des contraintes budgétaires et opérationnelles de plus en plus lourdes. Le processus de désengagement sera néanmoins mené en étroite coordination avec les Nations unies afin de préserver la continuité des efforts sécuritaires.
La fin complète de la participation sud-africaine est prévue d’ici la fin de l’année 2026. Ce calendrier progressif devrait offrir aux partenaires internationaux ainsi qu’aux autorités congolaises le temps nécessaire pour adapter les dispositifs de protection des civils et de stabilisation sur le terrain.
Tout en actant ce retrait, le président Ramaphosa a réitéré l’attachement de son pays à des relations bilatérales solides avec la RDC. Il a également réaffirmé le soutien de Pretoria aux initiatives de paix menées par la Communauté de développement de l’Afrique australe, l’Union africaine et les Nations unies en faveur d’une stabilité durable dans la région.
LA REDACTION
