Le président angolais João Lourenço a officiellement achevé son mandat à la tête de l’Union africaine (UA), exercé de février 2025 à février 2026.
La cérémonie de passation de pouvoir s’est déroulée le samedi 14 février 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, en marge de la 39ᵉ session ordinaire de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement.
À l’issue du sommet, la présidence tournante de l’organisation panafricaine a été confiée au chef de l’État burundais Évariste Ndayishimiye, élu président en exercice pour l’année 2026. Il succède ainsi à João Lourenço dans un contexte continental marqué par des défis sécuritaires persistants, notamment dans la région des Grands Lacs et la Corne de l’Afrique, ainsi que par des enjeux liés à l’intégration économique et à la gouvernance institutionnelle.
Dans son discours de clôture, le président sortant a adressé ses félicitations à son successeur, saluant son engagement en faveur de l’unité africaine, de la paix et du développement inclusif. Il a également exprimé sa gratitude aux États membres pour leur coopération durant son mandat, mettant en avant les avancées enregistrées en matière de médiation diplomatique et de renforcement de la solidarité interafricaine.
Prenant la parole après son élection, Évariste Ndayishimiye a exprimé sa profonde reconnaissance envers ses pairs pour la confiance placée en lui. Il a souligné que cette responsabilité constitue un devoir collectif envers les peuples africains, affirmant sa volonté de travailler à la consolidation de la paix, au renforcement de l’unité du continent et à l’accélération du développement durable.
Le nouveau président en exercice de l’UA a insisté sur la nécessité de solutions africaines aux problèmes africains, appelant à une coopération accrue entre les États membres face aux crises sécuritaires, aux défis économiques et aux effets du changement climatique. Il a également réaffirmé son engagement à promouvoir l’intégration régionale, la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que la mise en œuvre effective des réformes institutionnelles de l’organisation.
Le sommet de 2026 a été placé sous le thème de la sécurité hydrique, avec pour priorité la garantie d’un accès durable à l’eau potable et à des systèmes d’assainissement fiables, conformément à l’Agenda 2063. Les dirigeants africains ont souligné l’urgence d’investir dans les infrastructures hydrauliques afin de faire face aux effets du changement climatique et à la forte croissance démographique du continent.
En marge des travaux, plusieurs rencontres diplomatiques ont eu lieu. Le nouveau président en exercice de l’UA s’est notamment entretenu avec le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, ainsi qu’avec le président de la Commission de l’UA, Mahamoud Ali Youssouf, réaffirmant sa volonté de renforcer la coopération multilatérale et les mécanismes africains de prévention des conflits.
La présidence burundaise débute ainsi avec un programme ambitieux axé sur la sécurité, l’intégration régionale, le développement durable et les réformes institutionnelles, avec l’objectif affiché de traduire les engagements politiques en actions concrètes au bénéfice des populations africaines.
Grace MAUA
