La Faculté de Psychologie, Sciences de l’Éducation et de Gestion de l’Université Pédagogique de Kananga (UPK) annonce la tenue d’une nouvelle édition de ses Journées scientifiques, consacrées aux enjeux du système Licence-Master-Doctorat (LMD) et à l’essor de l’intelligence artificielle dans l’enseignement supérieur.
Dans un document officiel dont une copie est parvenue à notre rédaction, le comité organisateur précise que cette rencontre scientifique vise à offrir un espace de réflexion critique, d’échanges interdisciplinaires et de propositions concrètes pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur en République démocratique du Congo.
Un cadre de réflexion interdisciplinaire
À travers cette initiative, l’institution entend réunir universitaires, chercheurs, praticiens, étudiants et acteurs du monde socio-professionnel afin d’analyser les mutations qui traversent l’université congolaise et d’en évaluer les impacts sur la formation, la recherche et le développement communautaire.
Selon les organisateurs, ces assises permettront de confronter les expériences locales aux standards internationaux, tout en tenant compte des réalités socio-économiques propres à la ville de Kananga et à la province du Kasaï Central.
Le système LMD face aux réalités congolaises
Adoptée en République démocratique du Congo dans une dynamique d’harmonisation internationale, la réforme LMD ambitionne de moderniser l’enseignement supérieur, de faciliter la mobilité académique et de renforcer l’employabilité des diplômés.
Cependant, dans des contextes comme celui de Kananga, sa mise en œuvre demeure confrontée à des défis structurels majeurs : insuffisance d’infrastructures, ressources pédagogiques limitées, fragilités institutionnelles et contraintes sociopolitiques.
Dans le document consulté par notre rédaction, les initiateurs soulignent la nécessité d’un regard critique sur l’application du LMD, en s’interrogeant sur sa capacité réelle à devenir un levier de transformation sociale, économique et culturelle au niveau local.
Intelligence artificielle et numérique : entre promesses et vigilance
Parallèlement, la montée en puissance du numérique et de l’intelligence artificielle redéfinit profondément les pratiques pédagogiques et scientifiques. Analyse de données, personnalisation des apprentissages, outils d’aide à la décision et optimisation de la gouvernance académique figurent parmi les perspectives évoquées.
Toutefois, les organisateurs mettent également en garde contre les risques liés à ces innovations : fracture numérique, enjeux éthiques, protection des données, dépendance technologique et inégalités d’accès aux outils numériques.
Les débats porteront notamment sur la contribution de la psychologie, des sciences de l’éducation et des sciences de gestion à l’amélioration de la gouvernance universitaire et à la qualité des formations à l’ère du numérique.
Axes de réflexion
Les travaux s’articuleront autour de plusieurs thématiques majeures :
Impact du système LMD sur la qualité de l’éducation dans le contexte local
Infrastructures, ressources pédagogiques et équité d’accès
Formation continue des enseignants et développement professionnel
Accompagnement psychologique et réussite des étudiants
Psychologie du travail et dynamiques organisationnelles
Entrepreneuriat et développement socio-économique
Paix, cohésion sociale et résilience en contexte de conflits
Gouvernance universitaire à l’ère du LMD
Usages du numérique en pédagogie
Recherche scientifique et intelligence artificielle
D’après les précisions contenues dans le document transmis à notre rédaction, ces axes visent à produire des recommandations opérationnelles susceptibles d’orienter les politiques académiques et institutionnelles.
Modalités de participation
Les chercheurs, enseignants, praticiens et étudiants sont invités à soumettre :
Le titre de la communication
Un résumé de 300 mots maximum (problématique, méthodologie, résultats ou retombées attendues)
Une brève biographie (cinq lignes maximum, avec affiliation et contacts)
Les propositions doivent être envoyées au plus tard le 10 mars 2026 à 16h30 à l’adresse suivante :
felixilunga57@gmail.com (Prof. Félix Ilunga, +243 824 571 980)
Avec copie à :
mujolakitengefelicien@gmail.com (Prof. Félicien Mujola Kitenge, +243 997 697 373)
makoloomer8@gmail.com (Ass. Omer Makolo Tshibangu, +243 990 255 658)
Publication et valorisation
Les meilleures communications seront publiées dans un numéro spécial des Cahiers de la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Éducation. Une sélection d’articles sera également proposée à la Revue Panafricaine d’Études Stratégiques (RePÉS), revue internationale indexée.
Le comité scientifique, placé sous l’autorité du Recteur et du Secrétaire Général à la Recherche de l’Université, assurera l’évaluation des propositions et la validation du programme définitif.
Dans le communiqué parvenu à notre rédaction, les autorités académiques réaffirment leur engagement en faveur d’une recherche ancrée dans les réalités locales, ouverte aux collaborations nationales et internationales, et résolument tournée vers l’innovation académique et le progrès social.
Rédaction
