Les mauvaises pratiques d’hygiène menstruelle exposent les jeunes filles à plusieurs risques sanitaires, notamment des infections génitales, des irritations et des complications pouvant affecter leur santé reproductive.
Le manque d’information et l’accès limité aux protections hygiéniques adaptées demeurent un défi dans plusieurs communautés.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, célébrée chaque 28 mai, le Centre de santé Katsya en ville de Butembo a organisé une séance de sensibilisation à l’intention des adolescentes sur l’importance d’une bonne hygiène intime.
L’activité a été conduite par l’infirmier Bienfait Kokota, qui a rappelé que la mauvaise gestion des menstruations peut entraîner des douleurs persistantes, des infections et d’autres complications. Il a insisté sur la nécessité de renforcer l’éducation sanitaire et l’accompagnement des jeunes filles afin de réduire ces risques.
Il indique par ailleurs que l’âge des premières menstruations tend à diminuer au fil des années. « Cette période évolue actuellement. Elle commence entre 12 et 14 ans, alors qu’autrefois elle apparaissait plutôt entre 16 et 18 ans », a-t-il expliqué.
Concernant les protections hygiéniques, il recommande l’utilisation de linges lavables bien entretenus, lavés et séchés au soleil afin de limiter la présence de microbes. Il souligne également l’importance d’une hygiène corporelle régulière, recommandant au moins deux à trois lavages par jour.
Enfin, il appelle les parents, en particulier les mères, à briser les tabous autour des menstruations et à instaurer un dialogue ouvert avec leurs filles, afin de mieux les accompagner dans cette étape naturelle de la vie.
LA RÉDACTION
