Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a décidé de suspendre le pasteur Jules Mulindwa de tous les médias opérant en République démocratique du Congo pour une durée de 30 jours.
Cette mesure intervient à la suite de propos considérés comme injurieux, discriminatoires et contraires aux bonnes mœurs.
Selon la décision rendue publique par l’organe de régulation des médias, le pasteur Jules Mulindwa est également sanctionné pour avoir diffusé des contenus jugés incompatibles avec les normes éthiques et déontologiques en vigueur dans le paysage médiatique congolais.
Le CSAC souligne que l’intéressé n’a pas répondu à son interpellation officielle, malgré les convocations qui lui avaient été adressées. Cette absence de collaboration a également pesé dans l’appréciation du dossier par l’institution de régulation.
Interdiction de diffusion sur les médias
Durant toute la période de suspension, les chaînes de télévision, stations de radio, plateformes numériques et autres médias établis en RDC ne sont pas autorisés à diffuser les programmes du pasteur Jules Mulindwa ni à l’inviter dans leurs émissions.
Le CSAC a averti que tout média qui ne respecterait pas cette décision s’exposerait à des sanctions conformément aux textes légaux régissant le secteur de la communication et de l’audiovisuel en République démocratique du Congo.
Une décision qui suscite le débat
Cette suspension intervient dans un contexte où les autorités de régulation renforcent leur vigilance face aux discours jugés haineux, discriminatoires ou susceptibles de porter atteinte à la cohésion sociale. La décision du CSAC pourrait alimenter le débat sur les limites de la liberté d’expression et la responsabilité des leaders religieux dans leurs prises de parole publiques.
Les prochains jours permettront de mesurer l’impact de cette sanction sur les activités médiatiques du pasteur Jules Mulindwa ainsi que les réactions des fidèles et de l’opinion publique.
Joshmishumbi
