Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé la mise en place d’un dispositif spécial pour encadrer la marche de l’opposition prévue le 22 juillet 2026, tout en réaffirmant sa détermination à faire respecter l’ordre public et à prévenir tout acte susceptible de troubler la sécurité.
Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion de sécurité présidée par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, en présence des responsables des services de sécurité, des services de renseignements ainsi que des autorités de la ville-province de Kinshasa.
Un dispositif sécuritaire renforcé
Les échanges ont porté sur les mesures à mettre en œuvre afin d’assurer le bon déroulement de cette manifestation annoncée par l’opposition. Les autorités ont indiqué que les forces de défense et de sécurité seront mobilisées pour garantir la sécurité des participants, des habitants de Kinshasa ainsi que la protection des biens publics et privés.
À l’issue de la réunion, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a affirmé que les services compétents prendront toutes les dispositions nécessaires pour préserver le calme dans la capitale.
« Les forces de défense et de sécurité veilleront à préserver la quiétude de la ville de Kinshasa dans un esprit républicain et démocratique », a-t-il déclaré.
Mise en garde contre toute tentative de subversion
Les autorités ont également lancé un avertissement contre toute tentative de transformer cette manifestation en actions de violence ou de déstabilisation. Le gouvernement insiste sur le fait que les manifestations publiques doivent se dérouler dans le strict respect de la Constitution, des lois de la République et des procédures en vigueur.
Cette mise en garde intervient dans un contexte politique marqué par une forte mobilisation de l’opposition, qui appelle ses militants à participer à la marche du 22 juillet.
Une manifestation sous haute surveillance
Alors que les préparatifs se poursuivent de part et d’autre, cette marche constitue un nouveau test pour les autorités congolaises en matière de gestion des manifestations publiques. Le gouvernement affirme vouloir concilier le respect des libertés publiques avec les impératifs de sécurité afin d’éviter tout débordement.
Les prochains jours seront déterminants pour évaluer les modalités pratiques de cette mobilisation et les mesures qui seront effectivement mises en œuvre sur le terrain.
LA REDACTION
