La situation sécuritaire continue de se détériorer dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Au moins 27 civils ont été tués en moins de 48 heures lors d’une série d’attaques attribuées aux rebelles des ADF dans plusieurs villages de la chefferie des Babila-Babombi.
Les localités de Njiapanda-Bella, Manzia, Kazaroho et Makongo figurent parmi les zones les plus touchées par ces nouvelles violences.
Selon l’Association pour la protection et la défense des enfants et des femmes vulnérables (APDEF/Mambasa), le bilan provisoire fait état de 18 civils tués à Njiapanda-Bella, cinq à Kazaroho et deux autres respectivement à Manzia et Makongo. L’organisation rapporte également la disparition de 11 personnes, tandis que plusieurs habitations, des biens de valeur et du bétail ont été pillés au cours des attaques.
Le coordonnateur de l’APDEF/Mambasa, Rams Malikidogo, affirme que des combattants ADF seraient toujours présents dans la zone. Selon lui, ils circuleraient notamment dans les villages de Makombise, Giza et Mangalala, où les habitants vivent dans la peur d’éventuelles nouvelles incursions. Il estime que cette insécurité persistante entraîne des déplacements de populations et aggrave la crise humanitaire dans cette partie de l’Ituri.
Face à cette recrudescence des violences, Rams Malikidogo appelle les autorités congolaises à renforcer les mesures de protection des populations civiles et à revoir la stratégie des opérations militaires afin de mettre un terme aux attaques répétées. Jusqu’à présent, aucune communication officielle des autorités militaires n’a été faite au sujet de ces nouvelles tueries.
Maua Grace
