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MAMBASA : PLUS DE 200 CIVILS DÉJÀ TUÉS DANS DES ATTAQUES ATTRIBUÉES AUX ADF DEPUIS JANVIER 2026

by Zionnews

 

Le territoire de Mambasa, en Ituri, continue de faire face à une série d’attaques attribuées aux combattants des ADF. Depuis le début de l’année 2026, plusieurs villages, localités ont été ciblés, faisant des dizaines de morts, des enlèvements et d’importants dégâts matériels.

En rappel, selon un bilan communiqué fin juillet par la Société civile de la chefferie des Babila-Babombi, *plus de 190 civils avaient déjà été tués depuis janvier 2026 dans cette seule chefferie, à la suite d’attaques attribuées aux ADF.* Ce bilan témoigne de l’ampleur prise par les violences dans cette partie du territoire de Mambasa.

Aujourd’hui, dans la nuit du 7 au 8 août, une nouvelle attaque a frappé la zone Banana École, à MAMBASA. Au moins 13 personnes ont été tuées, selon les informations rapportées par la société civile. Le bilan demeure provisoire, plusieurs habitants étant encore portés disparus.

En additionnant ce nouveau bilan à ceux qui sont déjà comptabilisés par le passé en fin juillet, le nombre de civils tués depuis janvier dans les Babila-Babombi dépasse 200 personnes. Et puis ce chiffre est présenté comme un bilan provisoire et attribué aux sources locales, pourquoi ? Car les différentes organisations ne comptabilisent pas toujours les mêmes incidents.

Il faut le préciser ici, la violence s’est particulièrement intensifiée à partir du mois de mars. En rappel, une attaque contre des sites miniers de Muchacha, en mars, a été suivie quelques jours plus tard par l’attaque de Babesua, où le bilan a été porté à 19 morts. Fin mars, plusieurs incursions ont également été signalées dans différents villages de Mambasa, avec des enlèvements massifs.

Le mois d’avril a ensuite été marqué par plusieurs attaques meurtrières. À Bafwakoa, dans la nuit du 1er au 2 avril, le bilan est passé progressivement de 11 à 32 morts, avant que d’autres sources ne rapportent un bilan encore plus lourd. Des incursions ont également touché Mambasa-centre et Makoko-Quartuma, où plusieurs dizaines de civils auraient été enlevés.

En mai, les attaques se sont poursuivies dans plusieurs zones, notamment à Biakato, Makumo, Mabuo, Alima et Manyama. En juin, les sites miniers de Tepe, Pangoy et Itembo ont à leur tour été ciblés, avec des morts, des enlèvements et des pillages.

Une nouvelle flambée de violence a été enregistrée en juillet. En l’espace de 72 heures, au moins 32 civils ont été tués dans plusieurs attaques attribuées aux ADF à Mambasa, selon Radio Okapi. Cette succession d’attaques a renforcé l’inquiétude au sein de la population et provoqué de nouveaux déplacements.

À cette série d’attaques s’ajoute celle de Banana École, survenue dans la nuit du 7 au 8 août. Les assaillants auraient également incendié plusieurs boutiques, deux véhicules de marque Actros et trois motos, selon les informations locales. L’attaque s’est produite à environ 20 kilomètres de Mambasa-centre, sur l’axe Mambasa-Kisangani.

Ainsi, de janvier au 8 août 2026, Mambasa apparaît comme l’un des principaux foyers de violence attribuée aux ADF en Ituri, avec une succession d’attaques, de massacres, d’enlèvements, d’incendies et de pillages. Même si le nombre exact reste difficile à établir en raison du regroupement de plusieurs attaques dans les bilans publiés, MAMBASA mérite une attention particulière.

*Face à cette situation, les organisations de la société civile continuent d’appeler les autorités à renforcer les opérations des FARDC et de l’UPDF dans les zones touchées et à mieux protéger les populations civiles. La persistance des attaques demeure une source majeure d’inquiétude pour les habitants de Mambasa et d’ailleurs*

Par Pascal NDUYIRI

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