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RDC : Maître Pierrot recadre Katebe Katoto sur la Constitution

by Zionnews
RDC : Maître Pierrot de l’ARJPDH réagit aux propos de Katebe Katoto sur les mandats de Félix Tshisekedi et rappelle le caractère fondamental de la Constitution.

Maître Pierrot, membre de l’Action pour la Réforme de la Justice et la Promotion des Droits de l’Homme (ARJPDH) et de la Coalition pour la Cour pénale internationale (CPI), réagit aux récentes déclarations de Raphaël Katebe Katoto concernant la possibilité de plusieurs mandats pour le président Félix Tshisekedi.

Invité mardi dans un Space live, Raphaël Katebe Katoto a assumé son soutien à plusieurs mandats pour Félix Tshisekedi, en mettant notamment en avant les réalisations du chef de l’État.

Interrogé sur le verrou constitutionnel prévu par l’article 220 de la Constitution de la République démocratique du Congo, adopté par référendum en 2005 et promulgué en 2006, Katebe Katoto a notamment estimé qu’un référendum ne pouvait pas être considéré comme valable « jusqu’à la fin du monde ».

Maître Pierrot rappelle le caractère sacré de la Constitution

Réagissant à cette déclaration, Maître Pierrot de l’ARJPDH a appelé au respect de la Constitution et des dispositions qui encadrent l’exercice du pouvoir en République démocratique du Congo.

Pour lui, la Constitution du pays doit être considérée comme un texte fondamental et non comme un instrument pouvant être adapté en fonction des intérêts ou des ambitions d’un dirigeant.

« La Constitution du pays est sacrée. La RDC n’est pas un bien privé du président Félix Tshisekedi », a déclaré Maître Pierrot, selon sa réaction.

Cette prise de position intervient dans un contexte où le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC et sur l’éventuelle modification de certaines dispositions constitutionnelles suscite de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la société civile.

L’article 220 au cœur du débat

L’article 220 de la Constitution congolaise figure parmi les dispositions particulièrement sensibles dans ce débat. Il prévoit notamment que certaines dispositions constitutionnelles ne peuvent faire l’objet d’aucune révision, notamment celles relatives à la forme républicaine de l’État, au principe du suffrage universel, à la forme représentative du gouvernement, ainsi qu’au nombre et à la durée des mandats du président de la République.

Le débat porte ainsi sur l’interprétation et la portée de ces dispositions, ainsi que sur les mécanismes constitutionnels permettant ou non leur modification.

Des positions qui s’opposent

D’un côté, Raphaël Katebe Katoto défend l’idée que Félix Tshisekedi devrait disposer du temps nécessaire pour poursuivre et achever ses différents chantiers.

De l’autre, Maître Pierrot de l’ARJPDH insiste sur la nécessité de respecter le cadre constitutionnel et rappelle que les institutions de la République doivent fonctionner conformément aux règles établies par la Constitution.

Cette controverse relance ainsi le débat national sur la Constitution, la limitation des mandats présidentiels et l’avenir institutionnel de la RDC.

Le débat devrait continuer à alimenter les prises de position des acteurs politiques, des organisations de la société civile, des juristes et des défenseurs des droits humains.

LA REDACTION

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