La Coordination provinciale de la Société civile Forces Vives du Nord-Kivu demande au Gouvernement central la suspension temporaire de certains impôts, taxes et redevances sur les biens et services dans les zones encore sous contrôle de l’État.
Dans une lettre ouverte du 02 octobre 2026 adressée à la Première Ministre, référencée N/Réf 035/CPSCFV-NK/B.C/10/2026, l’organisation présidée par John Banyene Balingene alerte sur la cherté de la vie à Beni, Butembo et Lubero-Centre. Elle estime que la pression fiscale actuelle étouffe les opérateurs économiques et les ménages, dans un contexte déjà marqué par la guerre et les déplacements massifs de populations fuyant les avancées du M23-AFC/RDF et les violences de l’ADF-MTM.
Au cœur de son plaidoyer, la taxe sur le carburant. La société civile affirme qu’un mètre cube de carburant est taxé à 100 dollars au niveau du FONER au lieu des 25 dollars prévus, faisant flamber le prix du litre d’essence à 4.500 FC à Beni et Butembo, contre 2.640 FC à Kinshasa. Une hausse qui, selon elle, se répercute directement sur les produits de première nécessité. L’organisation pointe également la majoration des taxes à la douane de Kasindi comme facteur aggravant, malgré une première demande de suspension formulée le 04 avril 2026.
La société civile rappelle que la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) / Nord-Kivu avait déjà saisi le Président de la République le 10 juillet 2026, une requête transmise ensuite à la Primature par le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat le 13 août 2026, sans suite à ce jour. Face à une population déplacée qui peine à joindre les deux bouts faute d’assistance humanitaire adéquate, elle appelle à une solidarité nationale urgente pour soulager le Grand Nord.
Maki Barack