La situation sécuritaire dans la ville de Goma continue de susciter des préoccupations, notamment autour des cas d’enlèvements signalés dans plusieurs quartiers et sur certains axes routiers, particulièrement durant les heures nocturnes.
Maître Pierrot Kasende, défenseur des droits humains au sein de Action pour la Réforme de la justice et la Promotion des Droits de l’homme (ARJPDH) et membre de la Coalition CPI, condamne fermement les actes d’enlèvement rapportés dans la ville de Goma.
Selon les informations recueillies par Maître Pierrot Kasende et ses collègues défenseurs des droits humains présents dans la ville, plusieurs axes seraient particulièrement préoccupants pour la sécurité des habitants, surtout le soir.
Plusieurs axes présentés comme dangereux
D’après leurs enquêtes et témoignages recueillis sur le terrain, les défenseurs des droits humains citent notamment :
- la route du Musée, communément appelée « Njiya Chini » ;
- la route de l’Assemblée provinciale ;
- la route de la Grande Barrière ;
- ainsi que l’axe situé vers l’ancienne résidence du gouverneur du Nord-Kivu.
Maître Pierrot Kasende affirme que plusieurs personnes auraient été victimes d’enlèvements sur certains de ces axes. Ces informations, recueillies auprès de sources locales, nécessitent toutefois, au cas par cas, des vérifications et confirmations officielles.
Cette alerte intervient dans un contexte où la question de la protection des civils reste particulièrement sensible dans les zones contrôlées par l’AFC/M23. Une analyse publiée en août 2026 par Ebuteli, sur la base des données du Kivu Security Tracker, faisait état d’une forte hausse des enlèvements dans l’est de la RDC, avec Goma parmi les zones concernées.
Appel au respect des droits humains
Face à cette situation, Maître Pierrot Kasende demande à l’administration de l’AFC/M23, qui exerce actuellement le contrôle de fait sur Goma, de renforcer la protection des populations civiles et de garantir le respect des droits humains.
Le défenseur des droits humains insiste également sur la nécessité de faire la lumière sur les cas d’enlèvements signalés et d’identifier les personnes responsables.
Pour lui, tout auteur présumé d’un crime doit répondre de ses actes devant les mécanismes de justice compétents, sans distinction.
« Les populations civiles doivent être protégées et les droits humains doivent être respectés », fait valoir le défenseur des droits humains, qui appelle également les responsables de l’administration locale à prendre des mesures pour sécuriser les axes considérés comme à risque.
Une préoccupation sécuritaire persistante à Goma
La question de la sécurité à Goma demeure au centre des préoccupations alors que l’AFC/M23 conserve un contrôle étendu sur une partie du Nord-Kivu. La MONUSCO a récemment fait état de la persistance d’une situation sécuritaire préoccupante dans l’est de la RDC.
Les appels à la protection des civils interviennent également alors que le Panel des facilitateurs de l’Union africaine a récemment mené des consultations à Goma avec plusieurs acteurs, dont l’AFC/M23, la MONUSCO et des organisations humanitaires. Le Panel a appelé les parties au conflit à respecter le cessez-le-feu et à poursuivre le processus de Doha.
Pour Maître Pierrot Kasende et les défenseurs des droits humains présents à Goma, la protection de la population doit rester une priorité, notamment pendant les déplacements nocturnes, afin de prévenir les enlèvements et autres atteintes aux droits fondamentaux.
LA REDACTION
1 comment
[…] News Nord-Kivu : la société civile plaide pour un… Goma : Maître Pierrot Kasende alerte sur des… Kasaï central : le ministère de la Pêche… RDC : une grande marche annoncée pour […]