La troisième journée du Forum International des Élites Féminines (FIEF-RDC) s’est tenue ce vendredi à Kinshasa, sous le thème central : “Intelligence artificielle, entrepreneuriat et leadership numérique”. Une journée charnière consacrée à la place de la femme africaine dans la révolution numérique.

Après deux journées axées sur la gouvernance et le financement, le FIEF-RDC a mis le cap sur l’avenir.
L’IA comme levier d’autonomisation
Le premier panel, très attendu, a porté sur *”L’entrepreneuriat féminin et les opportunités à l’ère de l’intelligence artificielle”*. Cinq cheffes d’entreprise et expertes venues de la RDC, du Bénin, du Burkina Faso, du Congo-Brazzaville et de Conakry (Guinée) ont croisé leurs expériences.

Trois axes majeurs ont structuré les débats :
1. L’entrepreneuriat féminin comme levier économique : Les panélistes ont rappelé que l’entrepreneuriat reste le premier vecteur d’autonomisation. Avec l’IA, les femmes peuvent désormais créer, vendre et manager à moindre coût.
2. Défis et opportunités de l’IA : Fracture numérique, accès à l’électricité, analphabétisme numérique, biais des algorithmes… les obstacles ont été nommés sans détour. Mais l’optimisme a primé : l’IA générative, le e-commerce et la fintech offrent aujourd’hui aux femmes africaines des opportunités inédites pour scaler leurs activités.
3. IA, entrepreneuriat et égalité de genre : Comment faire en sorte que l’intelligence artificielle ne reproduise pas les inégalités ? Les intervenantes ont appelé à plus de femmes dans la conception des outils, dans le codage et dans la gouvernance des données.
“Il ne s’agit plus seulement de former les femmes à utiliser le numérique, mais de les former à le diriger”, a résumé l’une des panélistes congolaise.
Une vision : un leadership fédérateur
Au-delà des constats, l’ambition du FIEF-RDC reste la même : mettre en commun les idées et les expériences du continent pour bâtir un leadership féminin fort, fédérateur et visionnaire.
Un leadership capable de transformer les défis structurels en opportunités concrètes, et d’avoir un impact direct sur la vie des femmes et des jeunes filles, pour leur autonomisation économique et sociale durable.
Le Forum se poursuit ce samedi avec la clôture et la remise des recommandations au gouvernement.
Cédric M. – Envoyé spécial à Kinshasa