Home » Kananga : trois autres enseignants renvoyés de l’école SNCC après une réclamation salariale, la gestion des écoles remise en question

Kananga : trois autres enseignants renvoyés de l’école SNCC après une réclamation salariale, la gestion des écoles remise en question

by Zionnews

La crise prend une nouvelle tournure à l’École primaire SNCC Bloc 1, située dans la cité 7, à Kananga, au Kasaï-Central.

Après l’agression physique présumée de NGUDIE MUKALA Martin, enseignant vacataire qui réclamait le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaires, trois autres enseignants auraient également été renvoyés de l’établissement, selon les victimes.

D’après les témoignages recueillis, l’un des enseignants concernés aurait été renvoyé pour avoir pris une photo de la situation et l’avoir publiée, tandis que les deux autres seraient accusés de complicité. Ces nouvelles mesures présumées suscitent l’indignation des enseignants concernés, qui dénoncent une situation de plus en plus difficile au sein du réseau éducatif de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC).

Au-delà de cet incident, c’est la question de la prise en charge des enseignants vacataires qui se pose avec acuité. Comment les enseignants peuvent-ils continuer à assurer les cours dans de bonnes conditions alors qu’ils affirment accumuler plusieurs mois d’arriérés de salaires ? Et comment éviter que de simples revendications professionnelles ne dégénèrent en conflits et en sanctions contre ceux qui réclament leurs droits ?

Pour les victimes, la situation est devenue intenable. Elles estiment que la SNCC, qui assure la gestion de ces établissements scolaires, ne serait plus en mesure de répondre convenablement à ses obligations salariales.

« Si la SNCC n’est plus en mesure de payer les enseignants, qu’elle remette ses écoles à l’État congolais », réclament-elles, appelant les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités afin de garantir la continuité de l’enseignement, le paiement régulier des salaires et la protection des droits des travailleurs.

Cette crise risque d’avoir des conséquences sur le fonctionnement des établissements concernés. Des enseignants démotivés, des conflits persistants et des renvois contestés peuvent fragiliser le climat scolaire et, à terme, affecter les élèves, qui ne devraient pas subir les conséquences des difficultés administratives et financières de leur établissement.

Les enseignants concernés demandent ainsi une intervention urgente des autorités compétentes pour faire la lumière sur les faits rapportés, examiner les mesures prises à l’encontre de leurs collègues et trouver une solution durable aux arriérés de salaires. Ils réclament également une issue à leur engagement professionnel, notamment à travers une indemnisation, selon leurs revendications.

Par ailleurs, cet incident serait le troisième cas de violence impliquant des membres du personnel scolaire dans le réseau éducatif de la SNCC au cours des deux derniers mois, après les cas évoqués de Michel Kabulo et de Mwilambwe Kebezya Oscar à Kalemie, dans la cité 12. Si ces faits sont confirmés, leur répétition soulèverait de sérieuses questions sur la gestion des conflits au sein de ces établissements.

L’État congolais doit-il intervenir pour reprendre la gestion de ces écoles si la SNCC ne parvient plus à assurer le paiement des enseignants ? La question mérite d’être examinée au regard des difficultés rapportées et de la nécessité de préserver à la fois les droits des enseignants et l’avenir scolaire des enfants.

Dans l’attente des réactions de la direction de la SNCC, des responsables scolaires et des autorités compétentes, les faits évoqués restent à vérifier auprès des différentes parties. Le règlement de cette crise exige un dialogue responsable, le respect des droits de chacun et une solution concrète aux revendications salariales.

Nestor Ilo

You may also like

Leave a Comment