Le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication (PT-NTIC), José Mpanda, a suscité des réactions après une déclaration dans laquelle il établit un lien entre le maintien au pouvoir du président congolais Félix Tshisekedi et celui de son homologue rwandais, Paul Kagame.
« Tant que l’aventurier ou l’assassin Kagame n’a pas quitté le pouvoir, Tshisekedi ne quittera jamais le pouvoir », a déclaré José Mpanda, selon les propos rapportés. Le ministre s’est également présenté comme l’un des « lieutenants » du chef de l’État congolais.
José Mpanda estime que la mission de Tshisekedi n’est pas terminée
Dans son intervention, le ministre affirme que la mission de Félix Tshisekedi à la tête de la République démocratique du Congo n’est pas encore achevée. Il appelle ainsi les soutiens du président, notamment les chrétiens, à continuer de l’accompagner dans la poursuite de ses objectifs pour le pays.
José Mpanda compare cet accompagnement à des « béquilles » qui permettraient au chef de l’État de consolider les acquis et de donner au pays des bases solides pour son développement avant son départ du pouvoir.
Le ministre revendique également avoir été parmi les premiers à défendre l’idée selon laquelle Félix Tshisekedi n’exerce pas simplement un mandat présidentiel, mais accomplit une mission pour la République. Il affirme que cette position, qui aurait suscité des critiques, est désormais partagée par d’autres acteurs.
Le débat sur la Constitution et l’échéance de 2028 au centre des tensions politiques
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique marqué par les discussions sur un éventuel changement de la Constitution en RDC et sur l’avenir institutionnel du pays.
Une partie de l’opposition insiste sur le respect de la limitation constitutionnelle des mandats présidentiels et exige que Félix Tshisekedi quitte le pouvoir à l’issue de son second mandat, prévu en 2028.
Dans ce climat, les propos de José Mpanda pourraient alimenter davantage les débats sur la succession présidentielle, le respect de la Constitution et les intentions du camp présidentiel.
Alors que les positions restent divergentes entre les partisans du chef de l’État et ses opposants, la question du respect des dispositions constitutionnelles demeure au cœur des enjeux politiques en République démocratique du Congo.
La rédaction