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 RDC : la commission d’enquête parletaire réclame des sanctions contre la ministre de l’ESU

by Zionnews

En République démocratique du Congo, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur la gestion du minerval et des frais connexes dans l’enseignement supérieur et universitaire réclame des sanctions contre la ministre de tutelle.

Dans ses conclusions générales, signées le 18 juin 2026 par son président, Séverin Bamanyi Mobeli, la commission relève de graves irrégularités dans la gestion des comptes du ministère et formule plusieurs recommandations visant à réorganiser la perception et la répartition des quotités.

Des irrégularités dénoncées dans la gestion du minerval

Dans son rapport, la commission d’enquête parlementaire fait état de plusieurs dysfonctionnements présumés dans la gestion des frais payés par les étudiants de l’enseignement supérieur et universitaire (ESU).

Les députés évoquent notamment des « irrégularités graves » dans la gestion des comptes du ministère, ainsi que l’intervention de « personnes non habilitées au sein du cabinet ».

Le rapport mentionne également un « flottement de montants significatifs », soulevant des préoccupations sur les mécanismes de gestion et de répartition des fonds concernés.

Selon les conclusions de la commission, certaines quotités auraient été imposées par la ministre sans base juridique. Les parlementaires qualifient cette pratique d’« abusive » et estiment que des mesures doivent être prises pour remédier aux dysfonctionnements constatés.

La commission réclame des sanctions contre la ministre de l’ESU

Au regard des faits relevés dans son rapport, la commission d’enquête demande que des sanctions soient envisagées à l’encontre de la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire.

Elle décrit également des relations tendues entre la ministre et son administration, marquées par des « accusations réciproques ».

Ces tensions auraient contribué à compliquer le fonctionnement administratif du ministère et la gestion des fonds issus des frais académiques.

Toutefois, les conclusions de la commission constituent des constats parlementaires qui doivent être distingués d’une éventuelle décision définitive des autorités compétentes. Les responsabilités individuelles devront être établies dans le respect des procédures applicables.

Vers la suppression du compte unique des quotités ?

Parmi ses principales recommandations, la commission demande au ministère de supprimer le compte unique servant à centraliser les différentes quotités.

Elle préconise que les établissements d’enseignement supérieur et universitaire procèdent directement au paiement de chaque bénéficiaire, dans le but de rendre la répartition des fonds plus transparente.

Cette proposition vise à modifier le circuit financier actuellement dénoncé par les députés et à renforcer la traçabilité des sommes collectées auprès des étudiants.

La commission insiste également sur le respect de l’autonomie du Fonds de promotion de l’éducation et de la formation (FPEF), qu’elle considère comme un élément important dans la réorganisation de la gestion des ressources concernées.

La remise des diplômes également au cœur des recommandations

Au-delà de la gestion financière, les députés recommandent la remise sans délai des diplômes de fin d’études aux étudiants concernés.

Cette exigence touche directement les finalistes de l’enseignement supérieur et universitaire, pour lesquels l’obtention du diplôme constitue une étape essentielle dans la poursuite des études ou l’accès au marché du travail.

La commission appelle par ailleurs le gouvernement à « mettre fin à l’immixtion de l’État dans la perception des quotités ».

Cette recommandation traduit sa volonté de revoir les modalités de collecte et de répartition des frais concernés, tout en clarifiant les responsabilités des différentes institutions impliquées.

Le gouvernement appelé à donner suite aux recommandations

Les conclusions de cette enquête parlementaire placent la gestion du minerval et des frais connexes au centre des préoccupations liées à la gouvernance de l’enseignement supérieur en RDC.

La mise en œuvre des recommandations formulées par la commission dépendra des suites que leur réserveront les autorités compétentes.

La réaction officielle de la ministre concernée et les éventuelles mesures gouvernementales restent des éléments importants pour éclairer davantage ce dossier.

La rédaction de zionnews-tv.net continuera de suivre l’évolution de cette affaire et les décisions qui pourraient en découler.

JOSUE MISHUMBI

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