Un mois après la rentrée scolaire 2026-2027, la situation dans plusieurs établissements scolaires du Kasaï Central, particulièrement dans la ville de Kananga, suscite des inquiétudes.
Alors que les cours ont officiellement repris depuis le 1er septembre 2026 pour les élèves de la maternelle, du primaire et du secondaire, certains établissements ne fonctionneraient toujours pas normalement.
Après environ trente jours de cours, le constat dressé par Bady Tshibasu, chercheur en santé mentale et en sciences sociales et responsable de l’organisation Force d’Arc Réflexion (FAR), est jugé préoccupant.

Dans une interview accordée à notre rédaction ce samedi 3 octobre 2026, Bady Tshibasu affirme avoir constaté la présence régulière d’élèves en dehors des salles de classe pendant les heures de cours. Il cite notamment le cas du Complexe scolaire La Renaissance, anciennement Antenne Royal, où, selon lui, certains élèves seraient fréquemment visibles à l’extérieur tandis que d’autres salles ne seraient pas régulièrement occupées par les enseignants.
Face à cette situation, cet acteur du secteur éducatif exprime son indignation et appelle les différents responsables à prendre leurs responsabilités afin de garantir le bon déroulement de l’année scolaire.
Selon Bady Tshibasu, le respect du calendrier scolaire et des horaires d’enseignement constitue un élément essentiel pour assurer aux élèves une formation de qualité. Il évoque notamment les dispositions de la loi-cadre de l’enseignement national relatives au nombre de jours d’enseignement et au volume horaire à respecter au cours de l’année scolaire.
Il estime qu’une réduction effective du temps consacré aux apprentissages pourrait avoir des conséquences sur l’acquisition des connaissances par les élèves et, à terme, affecter leur parcours scolaire.
Pour remédier à cette situation, le responsable de Force d’Arc Réflexion (FAR) appelle les élèves à être davantage assidus et à prendre leurs études au sérieux. Il exhorte également les enseignants à respecter leurs charges horaires et à assurer régulièrement les cours prévus.
Les chefs d’établissements, notamment les directeurs et les préfets des études, sont également invités à renforcer la discipline et le suivi pédagogique au sein de leurs écoles.
Bady Tshibasu insiste par ailleurs sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les parents, les établissements scolaires et les autorités éducatives.
Selon lui, chacun doit jouer son rôle afin de garantir un environnement favorable à l’apprentissage des enfants.
Il appelle enfin les autorités éducatives et administratives du Kasaï Central à veiller au fonctionnement régulier des établissements scolaires, estimant que la qualité de l’enseignement constitue un enjeu majeur pour l’avenir des enfants et des futurs cadres de la République démocratique du Congo.
De son côté, le responsable de Force d’Arc Réflexion (FAR) assure que sa structure entend poursuivre son accompagnement et ses actions en faveur de l’amélioration de la qualité de l’enseignement dans les écoles maternelles, primaires et secondaires de la province du Kasaï Central.
Evariste KASANDA