Le principal opposant ougandais, Bobi Wine, a une nouvelle fois dénoncé ce qu’il considère comme une dérive autoritaire du régime en place à Kampala. Lors d’un point de presse tenu ce matin avant son déplacement vers Bushenyi, le leader du parti National Unity Platform (NUP) a fermement condamné toute tentative d’implication de l’armée dans le processus électoral à venir.
« Nous ne permettrons pas à l’armée d’interférer avec le processus électoral, comme nous l’avons entendu dans les médias », a déclaré Bobi Wine. « Un haut responsable militaire a récemment affirmé que les citoyens devraient voter, puis laisser l’armée protéger leur vote. Cela n’est pas le mandat de l’armée, et nous le rejetons fermement, car cela sape notre démocratie. »
L’opposant a rappelé que, selon la Constitution ougandaise, la supervision des élections incombe exclusivement à la Commission électorale, et non aux forces armées. Pour lui, l’implication des militaires dans le processus de vote représente une menace directe à la souveraineté populaire et à la transparence du scrutin.
« Nous savons tous qui commande l’armée. C’est pourquoi nous devons rester vigilants et exercer pleinement notre droit constitutionnel de voter et de protéger notre vote », a-t-il ajouté.
Bobi Wine a également exhorté les Ougandais à ne pas céder à la peur et à défendre pacifiquement leur droit de choisir leurs dirigeants. Il a réaffirmé que le pouvoir appartient au peuple, et non à ceux qui détiennent les armes.
Ces déclarations interviennent dans un climat politique tendu, alors que le pays se prépare à de nouvelles échéances électorales. L’opposant, connu pour son engagement en faveur de la démocratie et des libertés civiles, continue de faire face à une forte pression des autorités, souvent accusées d’utiliser les forces de sécurité pour étouffer la contestation.
LA REDACTION
