L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a vécu une séance plénière particulièrement suivie consacrée à l’examen de la motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.
Présidée par Aimé Boji Sangara, cette séance a mobilisé 490 députés sur les 500 que compte la chambre basse, illustrant l’importance politique et institutionnelle de cette initiative parlementaire.
Une motion initiée par Lady Lotika Likwela finalement rejetée
La motion de défiance, portée par la députée nationale Lady Lotika Likwela, n’a pas abouti. Elle a été rejetée à la suite d’une motion incidente soulevée par l’honorable Gary Sakata.
Ce dernier a pointé plusieurs irrégularités dans la rédaction et la procédure entourant la motion, estimant qu’elles compromettaient sa recevabilité et empêchaient la poursuite normale de son examen en plénière.
Des débats intenses mais encadrés par les règles parlementaires
Les échanges ont été marqués par des débats parfois vifs et des positions divergentes entre élus. Toutefois, la gestion des travaux par le président de l’Assemblée nationale s’est distinguée par une volonté de garantir l’équilibre, l’impartialité et le respect strict des procédures.
En autorisant la tenue du débat avant de trancher sur la recevabilité, Aimé Boji Sangara a adopté une posture d’arbitre, se positionnant « au milieu du village », sans favoriser ni les initiateurs de la motion ni le membre du gouvernement concerné.
Respect des droits des parties et transparence institutionnelle
Tout au long de la séance, les droits des députés signataires ont été respectés, notamment leur possibilité de défendre la motion devant la plénière. De son côté, Jacquemain Shabani a également bénéficié des garanties nécessaires pour assurer sa défense et apporter ses explications.
Malgré la tension palpable, la séance s’est déroulée dans le respect des mécanismes démocratiques régissant le contrôle parlementaire de l’action gouvernementale.
Une illustration de la gouvernance annoncée
Pour de nombreux observateurs, cette séquence politique reflète la volonté du président de l’Assemblée nationale de respecter ses engagements pris lors de son discours d’investiture du 13 novembre. Aimé Boji Sangara avait alors promis une gestion impartiale, fondée sur l’équité entre élus et le respect du règlement intérieur.
Une démocratie parlementaire mise à l’épreuve
À travers cette plénière, l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo réaffirme l’importance du respect des règles dans le fonctionnement démocratique. Même en période de fortes tensions politiques, les institutions continuent de privilégier le dialogue, la procédure et l’État de droit.
JOSHMISHUMBI

