Le village de Mamove, situé dans le secteur de Beni-Mbau, en territoire de Beni au nord-kivu, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée aux rebelles ADF dans la nuit de samedi à dimanche 1er fevrier 2026.
Cette incursion armée a plongé la localité dans l’horreur, causant des pertes humaines, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels.
Selon Kinos Katuo, président de la société civile de Mamove, le bilan provisoire fait état de 77 maisons incendiées, dont une grande partie abritait des activités commerciales, entraînant une paralysie quasi totale de l’économie locale.
Il précise également que 17 motos ont été entièrement calcinées, alors qu’elles constituent le principal moyen de transport et de subsistance pour de nombreux habitants.
L’attaque, marquée par des tirs nourris dans l’agglomération, a provoqué une panique généralisée. Plusieurs civils ont été tués, d’autres blessés, et plusieurs personnes sont toujours portées disparues.
Craignant pour leur sécurité, des familles entières ont fui leurs habitations, laissant derrière elles des biens réduits en cendres et un profond traumatisme.
Face à cette situation sécuritaire alarmante, Pierre Kambale Vyakuno, président de la société civile du Congo du territoire de Beni, appelle à une implication accrue des autorités militaires afin de mettre fin à l’insécurité persistante.
Il souligne que la population locale reste disposée à collaborer avec les forces loyalistes pour favoriser le retour de la paix.
Pour sa part, la société civile du Congo, section de Beni, se dit profondément préoccupée par la recrudescence des violences dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Réagissant dimanche après l’attaque de Mamove, Junior Mumbere, cadre de cette structure citoyenne, exhorte le gouvernement congolais à envisager le recyclage des forces loyalistes, une mesure qu’il estime nécessaire pour renforcer leur efficacité face aux menaces persistantes.
Cette nouvelle attaque met une fois de plus en évidence la fragilité de la situation sécuritaire dans le territoire de Beni, où les populations civiles demeurent les principales victimes des incursions armées.
Les appels répétés de la société civile traduisent l’urgence d’une stratégie militaire mieux adaptée et d’un engagement ferme des autorités pour assurer la protection des habitants.
Grace MAUA

