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BENI – EBOLA : LES FEMMES CITOYENNES ENGAGÉES LANCENT UN PROJET DE SENSIBILISATION À MABAKANGA ET KANZULINZULI

by Zionnews

Pour briser les résistances et couper les chaînes de contamination, l’association Femmes Citoyennes Engagées vient de lancer un projet de sensibilisation et de communication sur la maladie à virus Ebola dans les aires de santé de Mabakanga et Kanzulinzuli.

Un projet de proximité

Le projet mise d’abord sur la proximité. Dans ces deux aires de santé, il va travailler en étroite collaboration avec les autorités sanitaires, avec leurs relais communautaires, mais aussi avec toutes les forces vives de la communauté.

« Nous allons travailler avec les autorités sanitaires, notamment les aires de santé, avec leurs relais communautaires, mais aussi avec toutes les forces vives de la communauté, les associations de femmes, la jeunesse, les femmes du marché, toutes les couches seront concernées pour que ce projet soit réellement mis en œuvre », a déclaré Maître Diane Tumba Tudi, coordonnatrice de Femmes Citoyennes Engagées.

*Faire accepter que la maladie existe*

Le principal défi, selon elle, reste la résistance. Sur le terrain, une partie de la population doute encore de l’existence de la maladie.

« Nous voulons sensibiliser la communauté à accepter que la maladie existe et que chacun doit se protéger. Si la communauté accepte que la maladie existe, nous allons réduire le taux de contamination, couper les chaînes de contamination et apprendre à la communauté comment se protéger pendant cette période où la maladie est en train de faire des ravages », a-t-elle expliqué.

*Sensibiliser, conscientiser, sauver des vies*

Pour Maître Diane Tumba Tudi, il faut dépasser les rumeurs.

« Personne ne peut souhaiter tuer son semblable pour en tirer un bénéfice. La preuve est là, chaque jour, avec le nombre de personnes que nous enterrons. Acceptons d’abord que la maladie est là, et le traitement va suivre », a-t-elle insisté.

« Si nous sommes conscients que la maladie existe, nous allons amener rapidement les cas suspects vers les structures de soins pour être pris en charge. Les guéris témoignent déjà : la maladie existe, mais si on arrive vite à l’hôpital, on peut être guéri. Se cacher, c’est se condamner », a-t-elle ajouté.

« C’est ensemble que nous pouvons couper l’hémorragie de la maladie », a-t-elle conclu, en appelant la population de Mabakanga et Kanzulinzuli à s’approprier le projet et à devenir actrice de la riposte.

Par Maki Barack Patrick, Beni

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