Le Parlement des jeunes de la commune de Mulekera, en ville de Beni au Nord-Kivu, plaide pour le maintien de Muhindo Saasita Jeannot, conservateur des titres immobiliers, et de Paluku Ramazani Étienne, chef de division du cadastre faisant fonction.
Dans une correspondance adressée le 18 octobre 2026 à la ministre des Affaires foncières à Kinshasa, cette structure citoyenne appelle à la stabilité administrative et à la consolidation des efforts engagés dans la gestion foncière à Beni-Ville.
Dans ce document signé par son président, Polycarpe Mathemwero, le Parlement des jeunes rappelle les difficultés qu’aurait connues la circonscription foncière de Beni-Ville au cours des derniers mois. Il évoque notamment des problèmes de communication entre responsables, des incompréhensions administratives, des préoccupations concernant la transparence dans le traitement de certains conflits fonciers ainsi que des retards dans le suivi des dossiers. Selon cette structure, ces difficultés ont contribué à fragiliser la confiance d’une partie de la population envers les services fonciers.
Le Parlement des jeunes affirme toutefois observer des signes d’amélioration sous la conduite des deux responsables actuellement en fonction. Sur la base de ses observations et des témoignages recueillis dans la communauté, il fait état d’une diminution des tensions et des conflits fonciers par rapport aux périodes précédentes. « Nous constatons des efforts positifs, avec des signes encourageants de diminution des tensions et conflits fonciers », indique cette structure dans sa correspondance.
Pour cette organisation citoyenne, une gestion foncière efficace représente un enjeu important pour la paix et la cohésion sociale dans la ville de Beni et au Nord-Kivu. Elle souligne que les différends liés à la terre peuvent se superposer aux conflits coutumiers et communautaires, dans un contexte sécuritaire préoccupant. Elle estime qu’une administration foncière impartiale, transparente et diligente peut contribuer à prévenir les tensions et à renforcer la confiance entre la population et les institutions publiques.
Dans son plaidoyer, le Parlement des jeunes de Mulekera demande à la ministre des Affaires foncières de maintenir sa confiance envers les deux responsables et de soutenir la continuité de leur travail. Il recommande également d’améliorer la communication entre l’administration et les usagers, de renforcer la complémentarité entre les services du cadastre et des titres immobiliers, et de promouvoir des mécanismes de règlement pacifique des conflits fonciers. « Notre démarche ne vise pas à soustraire les responsables à leurs obligations professionnelles ni au contrôle légal, mais à encourager une approche constructive fondée sur l’évaluation objective du travail », précise le document.
Cette correspondance intervient dans un contexte où les conflits fonciers continuent d’alimenter des tensions sociales à Beni. Certains différends liés à la terre peuvent conduire à des expulsions d’habitants de leurs parcelles ou de leurs habitations, aggravant ainsi les difficultés des personnes concernées.
Le Parlement des jeunes affirme vouloir contribuer à l’amélioration de la gouvernance foncière et à la consolidation de la paix dans la région. Les responsables fonciers concernés n’avaient pas encore réagi à ce plaidoyer au moment de la rédaction de cet article.
Maua Grace