La ville de Beni a vécu une nouvelle matinée de terreur ce jeudi 11 juin 2026. Dans la cellule Munzambayi, au quartier Boikene, en commune de Ruwenzori, des hommes armés assimilés aux rebelles des ADF ont mené une attaque sanglante qui a coûté la vie à trois jeunes civils.
Selon des sources locales, les assaillants ont surgi aux premières heures de la journée avant de s’en prendre aux habitants.
Outre les trois personnes tuées, plusieurs maisons d’habitation ainsi que trois motos ont été incendiées. Après leur forfait, les assaillants se sont repliés vers la forêt voisine.
Cette attaque intervient moins d’une semaine après celle de ngadi, ravivant la psychose au sein de la population.
Le Conseil communal de la jeunesse de Ruwenzori dénonce une situation devenue insoutenable et s’interroge sur la capacité des dispositifs sécuritaires à protéger les civils.
Selon cette structure, les victimes faisaient partie des jeunes qui avaient choisi de rester dans le quartier pour veiller sur leurs biens malgré les menaces sécuritaires.
L’une d’elles aurait été abattue alors qu’elle tentait d’alerter le voisinage sur la présence suspecte des assaillants. Une deuxième aurait été tuée en voulant porter assistance, tandis que la troisième aurait péri dans l’incendie de sa maison.
Face à ce nouveau drame, le Conseil communal de la jeunesse appelle les autorités militaires à descendre sur le terrain et à échanger avec la population afin d’identifier des solutions concrètes pour mettre fin aux attaques répétées.
La nouvelle a rapidement provoqué une vague de colère dans le quartier Boikene. Dès les premières heures de la matinée, des dizaines de jeunes ont investi les rues pour dénoncer l’insécurité persistante et exiger des mesures fortes pour la protection des civils.
Pour disperser les manifestants, des éléments des FARDC appuyés par les éco-gardes ont effectué des tirs de sommation. La tension est restée vive pendant une grande partie de la journée dans cette commune meurtrie par les violences armées.
Maua GRACE
