Les enseignants affiliés au Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO),section de Butembo, ont décidé de prolonger leur mouvement de grève à l’issue d’une assemblée d’évaluation tenue ce jeudi 16 avril 2026.
Les professionnels de la craie conditionnent la reprise des cours à la satisfaction totale de leurs revendications, notamment la régularisation de leurs salaires.
Selon Benito Kamate Mughaso, secrétaire permanent du SYECO Butembo, les enseignants estiment que les promesses faites par les autorités restent insuffisantes.
Malgré le lancement partiel de la paie du mois de mars dans certaines banques, les enseignants affirment que plusieurs d’entre eux n’ont toujours pas reçu leurs salaires. Ils exigent également la paie du mois d’avril avant toute reprise des activités scolaires.
« Nous sommes venus faire une évaluation de notre mouvement de grève déclenché le samedi 11 avril 2026. À l’issue de cette rencontre, les enseignants maintiennent leur position.
Ils ne sont pas satisfaits, les revendications restent toujours plusieurs, les promesses du gouvernement ne sont pas concrétisées », a déclaré Benito Kamate Mughaso.
Le mouvement de grève, déclenché depuis le 13 avril 2026, a déjà perturbé les activités scolaires dans plusieurs établissements publics de la ville, où des élèves ont été renvoyés chez eux en raison de l’absence des enseignants.
Les grévistes réclament notamment le paiement des salaires des mois de mars et avril ainsi que la prise en compte de plusieurs autres préoccupations administratives et salariales.
De son côté, le directeur provincial de la Province Éducationnelle Nord‑Kivu 2 avait appelé, mercredi 15 avril, les enseignants à reprendre le chemin de l’école, affirmant que certaines revendications avaient déjà trouvé des réponses.
Toutefois, cet appel n’a pas été suivi par les enseignants qui maintiennent leur grève jusqu’à satisfaction complète de leurs doléances.
Cette situation fait craindre une perturbation du calendrier scolaire dans la région, alors que l’année scolaire approche de sa dernière ligne droite.
Les enseignants, quant à eux, affirment rester déterminés à poursuivre le mouvement jusqu’à l’amélioration effective de leurs conditions socio-professionnelles
Maua GRACE
