La situation sécuritaire demeure préoccupante à Kasumbalesa, ville frontalière du Haut-Katanga, où les autorités ont confirmé un nouveau bilan de 23 personnes décédées à la suite d’événements tragiques survenus ces dernières semaines.
L’annonce a été faite par le commandant de la 22e région militaire, le général Eddy Kapend Irung, à l’issue d’une réunion d’évaluation tenue le lundi 22 décembre dernier.
Selon les données communiquées par l’armée, les victimes identifiées à ce stade sont 22 hommes et une femme. Les causes exactes de ces décès n’ont pas encore été établies, mais les éléments recueillis orientent les enquêteurs vers des faits criminels d’une extrême gravité, perpétrés dans des zones éloignées du centre urbain.
Les autorités militaires assurent que l’enquête est menée sans complaisance. Le général Kapend Irung a réaffirmé la fermeté de l’État, précisant que toute implication éventuelle d’un agent des forces de défense ou de sécurité entraînerait des sanctions sévères. Par ailleurs, plusieurs suspects civils ont déjà été arrêtés et mis à la disposition de la justice, tandis que les investigations se poursuivent pour remonter toute la chaîne de responsabilités.
Depuis le 12 décembre dernier, la découverte répétée de corps dans une zone broussailleuse du quartier Whisky 7 a installé un climat de peur au sein de la population. Des témoignages recueillis sur place évoquent des attaques ciblées, notamment contre des motocyclistes, qui auraient été agressés par des individus non identifiés dans le but de leur soutirer leurs motos.
Sur le plan humanitaire, au moins 17 victimes ont été enterrées le dimanche 21 décembre, au cimetière du village de Kasumbalesa, sur l’axe menant vers Mokambo. En réponse à cette tragédie, les autorités annoncent un renforcement du dispositif sécuritaire dans cette cité stratégique, afin d’éviter toute recrudescence des violences.
Elie Katshiamu

