Au Kasaï Central, l’Institut BOBOZO a officiellement clôturé, ce vendredi 24 avril 2026, la 13ᵉ édition de la Semaine de la Science et de la Technologie (SST13), une initiative pédagogique centrée cette année sur le thème « Au cœur du geste technique ».
Organisée sous la supervision du préfet des études, Philippe Mpuka Tshidi, l’activité s’est tenue dans l’enceinte de l’établissement, en présence d’acteurs du secteur éducatif, de professionnels du bâtiment ainsi que de parents d’élèves.
Bien que programmée initialement du 13 au 18 avril selon le calendrier national, cette édition a été marquée par une forte mobilisation et un intérêt soutenu autour des filières techniques, en particulier l’option construction.
Point d’orgue de la journée : la présentation des maquettes réalisées par les élèves, répartis en plusieurs groupes. Ces derniers ont fait preuve de rigueur et de maîtrise technique, défendant leurs projets devant un jury composé de spécialistes.
Les résultats de l’évaluation témoignent d’un niveau globalement satisfaisant, avec une meilleure performance enregistrée à 80 points contre 55 pour le groupe le moins bien classé. Au-delà des scores, c’est la qualité des réalisations et la capacité des élèves à argumenter leurs choix techniques qui ont retenu l’attention des observateurs.
Dans son intervention, le préfet des études a mis en avant l’importance de telles initiatives dans la formation intégrale des apprenants. Selon lui, l’enseignement technique constitue un levier stratégique pour répondre aux besoins du marché de l’emploi et favoriser l’auto-emploi, notamment dans des secteurs porteurs comme la construction.
Plusieurs éléments plaident en faveur du renforcement de ce type d’activités pédagogiques. D’une part, elles permettent de combler le fossé entre la théorie et la pratique, souvent décrié dans les systèmes éducatifs.
D’autre part, elles contribuent à valoriser les métiers techniques, longtemps relégués au second plan, alors qu’ils jouent un rôle central dans le développement des infrastructures et de l’économie locale. Enfin, elles encouragent l’innovation et développent des compétences transversales telles que le travail en équipe, la prise de parole et la résolution de problèmes concrets.
En s’inscrivant dans cette dynamique, l’Institut BOBOZO confirme sa volonté de former une génération d’apprenants capables de s’adapter aux exigences technologiques actuelles et de participer activement au développement socio-économique du pays.
Nestor ilo


