Depuis de nombreuses années, les populations de Beni, Lubero, Mambasa et d’autres entités de l’Est de la République Démocratique du Congo vivent sous la menace permanente des terroristes ADF.
Chaque semaine ou presque, des civils innocents sont massacrés, des villages incendiés, des femmes violentées, des enfants orphelins et des milliers de familles contraintes à l’exil.
Les ADF ont semé la mort, la peur et la désolation dans nos communautés. Malgré l’ampleur des crimes commis, malgré les larmes des familles endeuillées et malgré les appels répétés des populations locales, la question de l’éradication définitive de ces terroristes semble ne pas bénéficier de toute l’attention qu’elle mérite au plus haut niveau de l’État.
Comment comprendre que des Congolais continuent à être massacrés presque quotidiennement sans que cette tragédie nationale ne soit placée au centre des priorités politiques, sécuritaires et diplomatiques du pays ? Pourquoi les cris de détresse des populations de Beni et de Lubero semblent-ils s’estomper dès qu’ils atteignent Kinshasa ?
Les victimes de l’Est méritent plus que des discours de circonstance ; elles méritent des actions concrètes, visibles et durables.
Il est temps que la souffrance des populations de l’Est soit considérée comme une urgence nationale.
La sécurité des citoyens doit rester la première mission de l’État. Chaque vie perdue sous les machettes et les balles des terroristes ADF est une blessure infligée à toute la Nation congolaise.
La paix à Beni, Lubero et dans tout l’Est du pays doit être une priorité pour Kinshasa.
Sé/Maître ANGELUS MUSUMBA Membre du PARLEMENT DEBOUT DE FURU
