Home » RDC : la C64 dépose une plainte collective contre plusieurs responsables après les violences du 15 septembre

RDC : la C64 dépose une plainte collective contre plusieurs responsables après les violences du 15 septembre

by Zionnews

La coalition Article 64 (C64) a déposé une plainte collective auprès de l’Auditeur général près la Haute Cour militaire à la suite des violences rapportées lors de la manifestation du 15 septembre 2026 à Kinshasa.

Selon les informations contenues dans la plainte, plusieurs personnalités sont visées, notamment Jacquemain Shabani, Daniel Bumba, Jeannot Canon Larose, Israël Kantu Bakulu, Faustin Numbi Kalubi, Augustin Kabuya et Joël Mpaba, alias « Muselu ».

Des accusations de violences et d’arrestations

Déposée au nom de plusieurs partis politiques et personnalités membres de la C64, la plainte dénonce notamment des violences contre des manifestants, des arrestations arbitraires, des coups et blessures ainsi que des destructions de biens.

Les plaignants évoquent également l’usage présumé illégal d’armes, la constitution de milice et d’autres faits qu’ils qualifient notamment de crimes contre l’humanité et de terrorisme.

La plainte fait également état du décès de Manassé Lomboto Bomengola, ainsi que de plusieurs personnes blessées lors des événements du 15 septembre à Kinshasa.

La C64 demande une enquête judiciaire

Les plaignants sollicitent l’ouverture d’une information judiciaire afin de faire la lumière sur les circonstances entourant ces violences.

Ils demandent notamment l’audition des victimes et des témoins, l’exploitation des images et vidéos disponibles, la réalisation d’expertises médicales et balistiques, ainsi que l’identification des auteurs, complices et éventuels commanditaires.

Cette démarche intervient dans un contexte politique particulièrement tendu en République démocratique du Congo, marqué par des mobilisations de l’opposition et de vifs débats autour de l’avenir institutionnel du pays.

Les accusations restent à établir

Les faits et qualifications évoqués dans la plainte constituent, à ce stade, des allégations formulées par les plaignants. Ils devront être établis ou infirmés dans le cadre d’une éventuelle instruction judiciaire, conformément aux procédures en vigueur et au principe de présomption d’innocence.

LA REDACTION

You may also like

Leave a Comment