Cette réaction intervient après l’annonce, le 12 octobre 2026 à Goma, de la création de ce mouvement politico-militaire dirigé par Joseph Kabila, avec notamment Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa parmi ses responsables.
Les 26 caucus dénoncent une initiative politico-militaire
Dans leur déclaration, les présidents des 26 caucus expriment leur « stupéfaction » et leur « indignation » face à la création du FRN. Ils estiment que cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à conquérir le pouvoir par la force, en violation de l’ordre constitutionnel en vigueur en République démocratique du Congo.
Les signataires s’interrogent également sur le choix de Joseph Kabila de s’engager dans cette nouvelle dynamique politique et militaire, alors qu’il a exercé pendant 18 ans les fonctions de commandant suprême des Forces armées de la RDC.
Pour ces représentants des députés nationaux, cette évolution soulève des préoccupations majeures concernant l’avenir institutionnel du pays et les conséquences possibles de la poursuite des affrontements armés dans l’Est congolais.
Des inquiétudes pour la sécurité et la souveraineté nationale
Les présidents des caucus mettent particulièrement en garde contre les risques que pourrait entraîner la création du Front pour la Refondation de la Nation.
Selon eux, cette initiative est susceptible d’aggraver la situation sécuritaire et humanitaire dans les provinces de l’Est, déjà affectées par les conflits armés. Ils évoquent également des risques pour la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale, la cohésion entre les Congolais ainsi que le développement du pays.
Dans ce contexte, ils rejettent fermement ce qu’ils qualifient de nouvelle milice et appellent à préserver les institutions de la République face à toute démarche qu’ils estiment contraire à l’ordre constitutionnel.
Le Rwanda également mis en cause dans leur déclaration
Les signataires dénoncent par ailleurs ce qu’ils présentent comme une stratégie attribuée au Rwanda, consistant à faire apparaître la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC comme un conflit exclusivement interne aux Congolais.
Selon leur interprétation, cette approche contribuerait à masquer la responsabilité présumée du Rwanda dans la crise. Il s’agit d’une accusation formulée par les présidents des caucus dans leur déclaration.
Cette position illustre les enjeux politiques et diplomatiques entourant la création du FRN, alors que la situation sécuritaire dans l’Est du pays demeure au centre des préoccupations nationales et régionales.
Un appel à la mobilisation du peuple congolais
En conclusion, les présidents des 26 caucus appellent les Congolais à se mobiliser contre cette initiative, indépendamment de leurs appartenances politiques, régionales ou communautaires.
Ils invitent la population à refuser toute adhésion au Front pour la Refondation de la Nation et à faire obstacle à son développement par les moyens de résistance qu’ils préconisent.
Cette prise de position marque ainsi le rejet exprimé par les responsables des 26 caucus face au nouveau mouvement conduit par Joseph Kabila. Elle intervient dans un contexte où la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC continue de peser sur les relations politiques et les perspectives de paix.
La rédaction