Selon un message relayé par plusieurs internautes, Joseph Tshilumbayi aurait déclaré : « Ceux qui sont à Goma restent à Goma et ceux qui sont à Bukavu restent à Bukavu et la vie continuera son cours normal sans problème. »
La déclaration, dont la source originale et le contexte exact restent à établir, soulève des interrogations sur la position des responsables politiques face à la situation dans l’Est de la RDC.
La crainte d’une balkanisation de la RDC
Pour l’auteur du message à l’origine de cette réaction, de tels propos pourraient être interprétés comme une acceptation de fait de la division du territoire congolais. Il estime qu’une telle approche reviendrait à banaliser la séparation entre les zones contrôlées par Kinshasa et celles placées sous l’administration de l’AFC/M23.
Cette lecture nourrit les inquiétudes de ceux qui redoutent une fragmentation progressive du pays, alors que Goma, au Nord-Kivu, et Bukavu, au Sud-Kivu, demeurent au cœur de la crise dans l’Est congolais.
L’auteur critique également ce qu’il considère comme une forme de résignation politique face à la perte de contrôle de certaines parties du territoire national. Il établit un lien entre cette situation et la possibilité, selon lui, de voir le pouvoir central se maintenir durablement dans les zones qui restent sous son contrôle.
Le débat sur la gouvernance et l’unité nationale
Dans son argumentaire, l’auteur évoque aussi les débats antérieurs sur la difficulté de développer un pays aussi vaste que la RDC à partir de Kinshasa dans le cadre d’un État unitaire. Il attribue notamment à la France, aux États-Unis et à l’Allemagne une vision qui aurait été exprimée en 2007 sur cette problématique, sans toutefois fournir de référence documentaire permettant de confirmer cette affirmation.
Cette comparaison soulève une question centrale : comment garantir la cohésion nationale, l’autorité de l’État et le développement équilibré de toutes les provinces, malgré les difficultés sécuritaires et administratives ?
Alors que les initiatives diplomatiques se poursuivent pour trouver une issue à la crise dans l’Est, la préservation de l’intégrité territoriale reste un enjeu majeur pour les autorités congolaises. Les discussions engagées dans le cadre des processus de paix de Washington et de Doha visent notamment à contribuer à une résolution durable du conflit.
Une déclaration à replacer dans son contexte
En attendant une éventuelle confirmation officielle des propos attribués à Joseph Tshilumbayi, leur formulation exacte et leur contexte méritent d’être vérifiés. Une telle vérification est essentielle pour permettre au public de distinguer les déclarations effectivement tenues des interprétations politiques qu’elles suscitent.
Le débat reste néanmoins ouvert sur la manière dont Kinshasa entend préserver l’unité nationale et rétablir durablement son autorité dans les zones affectées par le conflit.
LA REDACTION