Le ton est monté d’un cran à l’Assemblée Générale des Nations Unies. Très en colère, le Président brésilien Luiz Inácio Lula Da Silva a livré une charge d’une rare violence contre la politique étrangère américaine de Donald Trump.
Pour Lula, le monde assiste impuissant à une dérive inacceptable.
“Je ne comprends pas comment le monde peut laisser Donald Trump faire tout ce qui lui plaît sur la scène internationale, comme si le monde appartenait aux États-Unis.”
Une phrase coup de poing qui a fait le tour de la salle.
*MADURO DOIT ÊTRE JUGÉ AU VENEZUELA, PAS À L’ÉTRANGER*
Le Président brésilien a ensuite pris la défense du Président vénézuélien Nicolás Maduro, visé par de nouvelles pressions américaines.
“Je suis fermement convaincu que si Nicolás Maduro doit faire face à un procès, il doit être jugé au Venezuela, pas à l’étranger.”
Pour Lula, c’est une question de souveraineté nationale et de respect du droit international. Aucun pays, pas même les États-Unis, n’a le droit de se substituer à la justice d’un autre État souverain.
*LULA RESSORT LES DOSSIERS IRAK ET IRAN*
Et pour appuyer son propos, Lula a sorti les dossiers qui fâchent à Washington.
J’en ai assez de voir cela. Où sont les armes chimiques que Saddam Hussein avait ? Où est la bombe nucléaire que l’Iran possède ?
En rappelant les deux grands mensonges ou exagérations qui ont justifié des guerres et des sanctions au Moyen-Orient, le Président brésilien accuse directement Donald Trump de fabriquer les mêmes prétextes pour justifier une nouvelle intervention, cette fois en Amérique Latine.
Une sortie qui place le Brésil en porte-à-faux total avec Washington et qui repositionne Lula comme le leader d’un Sud Global qui refuse l’unilatéralisme américain. La crise entre Brasilia et Washington vient de franchir un nouveau cap.
RUBEN MPINGU