Les rebelles ADF, affiliés à l’État islamique en Afrique centrale (ISCAP), ont été signalés pour la première fois dans la province du Haut-Uele, au nord-est de la République démocratique du Congo.
Selon plusieurs sources, ces éléments auraient quitté la province voisine de l’Ituri, marquant une évolution préoccupante de leur zone d’opération.
Leur incursion a été signalée au village Suka na Mboka, dans la chefferie de Kebo, territoire de Watsa, provoquant un mouvement de panique au sein de la population. Les affrontements ont éclaté le jeudi 30 avril 2026, après l’entrée des assaillants dans cette localité située à environ 35 kilomètres de Mungbere. Des détonations d’armes lourdes et légères ont été entendues, poussant de nombreux habitants à fuir vers des zones jugées plus sûres.
Des blessés ont été signalés, sans qu’un bilan officiel ne soit disponible pour l’instant. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) indiquent avoir rapidement engagé des opérations pour contenir et repousser les assaillants. La situation sécuritaire demeure toutefois tendue dans la zone.
Contacté, le chef de la chefferie d’Andobi, Sa Majesté Papy Agbita Nadi, a appelé la population au calme. Il a assuré que les forces loyalistes sont mobilisées afin de sécuriser la région et prévenir toute nouvelle incursion.
Selon des sources locales, cette première tentative d’incursion aurait été maîtrisée par les FARDC. Toutefois, cet épisode relance les inquiétudes quant à une possible extension des activités des groupes armés dans le Haut-Uele, une province jusque-là relativement épargnée par ce type de menace.
La Rédaction
