Le débat sur l’avenir de la Constitution de la République démocratique du Congo continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique, religieuse et de la société civile.
Parmi les voix favorables à un changement constitutionnel figure l’évêque Pascal Mukuna, qui a récemment tenu des propos particulièrement tranchés à l’égard de la loi fondamentale actuellement en vigueur.
Le pasteur Pascal Mukuna, considéré comme l’une des figures de proue du camp soutenant une réforme constitutionnelle, a qualifié la Constitution congolaise de 2006 de « cadavre ». Une déclaration forte qui traduit son opposition au maintien du texte dans sa forme actuelle.
Selon lui, la Constitution en vigueur ne répondrait plus aux réalités politiques, sociales et institutionnelles du pays. L’homme de Dieu estime qu’elle ne mérite plus d’être défendue ni conservée en l’état, plaidant ainsi pour l’ouverture d’un processus visant à son remplacement ou à sa profonde révision.
Cette sortie médiatique intervient alors que le débat sur la réforme constitutionnelle prend de l’ampleur en RDC. Les partisans du changement soutiennent que certaines dispositions doivent être adaptées aux défis actuels du pays, tandis que les défenseurs de la Constitution de 2006 considèrent qu’elle demeure un pilier essentiel de la stabilité institutionnelle et démocratique.
Les déclarations de Pascal Mukuna ne manqueront pas d’alimenter davantage les discussions autour de cette question sensible, alors que plusieurs acteurs politiques, religieux et de la société civile continuent d’exprimer leurs positions sur l’avenir du cadre constitutionnel congolais.
La question d’une éventuelle révision ou d’un changement de la Constitution reste ainsi au cœur du débat national, avec des avis divergents qui reflètent les enjeux majeurs liés à la gouvernance et à l’avenir politique de la RDC.
