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RDC – Ouganda : Les défenseurs des droits de l’homme congolais vivant en Ouganda dénoncent des irrégularités dans la gestion de la communauté congolaise

by Zionnews

 Dans une lettre adressée au Chargé d’Affaires a.i. de l’Ambassade de la République démocratique du Congo en Ouganda, les défenseurs des droits de l’homme congolais vivant en Ouganda ont exprimé leur profonde indignation face à ce qu’ils qualifient de mauvaise gestion de la communauté congolaise établie dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Les signataires dénoncent notamment l’exclusion de certains leaders qu’ils considèrent comme indépendants et difficiles à influencer, estimant que cette situation fragilise la cohésion et la représentativité de la communauté.

Des irrégularités dénoncées dans le processus électoral

Au cœur de leurs préoccupations figure l’organisation des prochaines élections communautaires. Les défenseurs des droits de l’homme congolais vivant en Ouganda estiment que l’équipe actuellement en place, dont le mandat est de nature transitoire, ne dispose pas de la légitimité nécessaire pour organiser un scrutin sans l’aval préalable de l’Assemblée générale.

Selon eux, plusieurs principes fondamentaux devraient être respectés :

* La désignation des membres de la Commission électorale doit relever exclusivement de l’Assemblée générale ;
* Les membres du Comité exécutif actuel ne devraient pas siéger au sein de la Commission électorale ;
* La Commission électorale doit fonctionner de manière indépendante afin de garantir l’impartialité du processus ;
* L’Assemblée générale demeure la seule structure habilitée à représenter toutes les composantes de la communauté congolaise vivant en Ouganda.

Les auteurs de la lettre craignent qu’en l’absence de ces garanties, le processus électoral ne soit contesté et ne génère davantage de tensions au sein de la communauté.

Contestation de la prolongation du mandat transitoire

Les défenseurs des droits de l’homme congolais vivant en Ouganda dénoncent également ce qu’ils considèrent comme une prolongation illégale du mandat du comité transitoire, qui aurait dépassé sept mois alors qu’il était censé se limiter à la gestion des affaires courantes.

Dans leur correspondance, ils réclament le rétablissement du comité mis en place après la démission de l’ancien président William Bugeme, qu’ils considèrent toujours comme légitime. Ce comité est composé de :

* M. Odimba, Président ;
*M. Michel Ibuta, Deuxième Vice-Président ;
* Mme Nyota Alice, Deuxième Vice-Présidente.

Les signataires estiment que cette mesure permettrait de rétablir l’ordre institutionnel avant toute nouvelle démarche électorale.

Appel à l’intervention de l’Ambassade de la RDC

Les défenseurs des droits de l’homme congolais vivant en Ouganda demandent à l’Ambassade de la RDC à Kampala de jouer pleinement son rôle afin d’éviter une escalade des tensions.

Ils accusent également certains diplomates d’instrumentaliser ce dossier pour régler des différends internes, une situation qu’ils jugent préjudiciable à l’unité de la communauté congolaise.

Des critères stricts proposés pour les futurs dirigeants

Dans leur lettre, les signataires recommandent l’adoption de critères rigoureux pour toute personne souhaitant diriger la communauté congolaise en Ouganda.

Parmi les conditions proposées figurent notamment :

* Être de nationalité congolaise ;
* Être majeur ;
* Être au minimum diplômé d’État ;
* Résider de manière permanente en Ouganda ;
* Jouir d’une bonne moralité et d’une réputation irréprochable ;
* Être marié depuis au moins deux ans et reconnu comme responsable ;
* N’avoir jamais été impliqué dans des affaires criminelles ou de détournement ;
* Ne pas être cité dans des dossiers de trahison ou de complicité avec les ennemis de la RDC ;
* Faire preuve d’intégrité et de probité ;
* Maîtriser le français ainsi qu’au moins deux langues nationales congolaises.

« Le Congo d’abord »

À travers cette démarche, les défenseurs des droits de l’homme congolais vivant en Ouganda exhortent l’Ambassade à agir avec responsabilité afin de préserver l’unité et la stabilité de la communauté congolaise.

Les signataires concluent leur lettre par un message patriotique : « Le Congo d’abord », appelant à écarter de la direction communautaire toute personne dont l’engagement envers les intérêts de la République démocratique du Congo serait remis en question.

LA RÉDACTION

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