L’année scolaire 2025-2026 est pratiquement perdue pour plus de 5 000 élèves du groupement Mwenye, en chefferie des Baswagha, territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu.
En raison des attaques répétées attribuées aux rebelles ADF, plus de vingt écoles primaires et secondaires ont été contraintes de fermer leurs portes juste après la fin du premier trimestre.
Cette interruption prolongée des activités scolaires a privé des milliers d’enfants de leur droit à l’éducation et fait craindre de lourdes conséquences sur leur avenir.
Selon le Conseil local de la jeunesse du groupement Mwenye, la dégradation de la situation sécuritaire depuis janvier 2026, marquée par des incursions répétées des présumés combattants ADF dans plusieurs localités de la sous-division de Njiapanda, a rendu impossible la poursuite des enseignements.
Au-delà des élèves, cette crise affecte également les enseignants, les parents ainsi que l’ensemble de la communauté. Les établissements scolaires, qui devraient être des espaces d’apprentissage, de protection et d’espoir, demeurent fermés en raison de l’insécurité persistante.
« Après avoir perdu une année scolaire entière à cause de l’insécurité, les enfants du groupement Mwenye doivent retrouver le chemin de l’école dans un environnement sécurisé et propice à leur apprentissage », plaide Prince Kasyano, président du Conseil local de la jeunesse.
Il appelle le gouvernement, les autorités provinciales et les services compétents à rétablir durablement la sécurité, à assurer le retour des autorités administratives et des services publics, ainsi qu’à mettre en œuvre un programme de rattrapage scolaire au profit des élèves affectés.
Le responsable de cette structure citoyenne invite également les partenaires techniques et financiers, les organisations humanitaires ainsi que toutes les personnes de bonne volonté à soutenir les efforts en faveur de l’éducation dans cette partie du territoire de Lubero.
Il exprime le souhait que l’année scolaire 2026-2027 débute conformément au calendrier national, afin d’éviter qu’une nouvelle génération d’enfants ne soit sacrifiée par l’insécurité.
Maua Grace
