La Coalition C64 a réaffirmé son opposition à toute initiative de dialogue politique tant que le projet de révision ou de changement de la Constitution de la République démocratique du Congo ne sera pas définitivement abandonné.
Cette position a été rendue publique à travers une déclaration lue par Jean-Marc Kabund, l’un des principaux leaders de la plateforme.
Pour la coalition, toute discussion politique doit être précédée d’un engagement clair des autorités à renoncer à toute modification de la Constitution, un sujet qui continue d’alimenter le débat politique en RDC.
La C64 dément avoir sollicité une rencontre avec Évariste Ndayishimiye
Dans sa déclaration, la coalition a également rejeté les informations faisant état d’une demande d’audience auprès du président burundais Évariste Ndayishimiye, actuel président en exercice de l’Union africaine.
« La C64 n’a jamais sollicité la rencontre avec le président Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine », a déclaré Jean-Marc Kabund au nom de la coalition.
Par cette mise au point, la C64 entend clarifier sa position et démentir toute initiative diplomatique qui lui serait attribuée sans son accord.
Un appel à une marche pacifique le 22 juillet
Après les mobilisations organisées les 3 juin et 12 juin, que la coalition qualifie de réussies, la C64 annonce une nouvelle manifestation de grande envergure.
Dans son communiqué, elle appelle les Congolaises et les Congolais à participer massivement à une marche pacifique prévue le 22 juillet 2026, avec comme destination le Palais de la Nation à Kinshasa.
« Après le succès de la journée du 3 juin et de la journée historique du 12 juin, la C64 appelle toutes les Congolaises et tous les Congolais à participer massivement à la grande marche pacifique du 22 juillet 2026 vers le Palais de la Nation », indique la déclaration.
La coalition présente cette mobilisation comme une nouvelle étape de son action politique visant à défendre le respect de la Constitution et des principes démocratiques.
Un contexte politique marqué par les débats constitutionnels
Cette prise de position intervient dans un climat politique où les discussions autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle continuent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile.
Les partisans d’une révision estiment qu’une adaptation de certains textes pourrait répondre aux défis actuels du pays, tandis que plusieurs formations politiques et organisations citoyennes considèrent que la priorité devrait être la mise en œuvre effective de la Constitution en vigueur plutôt que son changement.
La question demeure ainsi l’un des principaux sujets de confrontation entre le pouvoir et une partie de l’opposition.
Une mobilisation qui pourrait marquer le débat politique
L’appel à la marche du 22 juillet constitue un nouveau test de mobilisation pour la C64, qui cherche à maintenir la pression sur les autorités à travers des actions qu’elle présente comme pacifiques.
L’ampleur de la participation à cette manifestation pourrait être observée comme un indicateur de l’écho rencontré par les revendications de la coalition auprès de la population.
En attendant, la C64 maintient sa position : aucun dialogue ne sera envisagé tant que le projet de changement de la Constitution ne sera pas officiellement abandonné, tout en poursuivant ses appels à la mobilisation citoyenne dans le respect du caractère pacifique des manifestations.
JOSHMISHUMBI
