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RDC : le parti de Jean-Marc Kabund dit « non » aux consultations populaires proposées par Tshisekedi

by Zionnews
L’Alliance pour le Changement de Jean-Marc Kabund rejette les consultations populaires annoncées par Félix Tshisekedi et réclame un dialogue national inclusif.

Le débat autour du dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi continue de susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise. L’Alliance pour le Changement (A.Ch), parti dirigé par Jean-Marc Kabund, rejette notamment les consultations populaires annoncées par le chef de l’État.

Dans une déclaration politique datée du 28 août 2026, signée par son secrétaire général Tonay Atwana Jean-Paleki, l’Alliance pour le Changement fait part de son inquiétude après le discours prononcé la veille par Félix Tshisekedi sur la convocation d’un dialogue national pour la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État.

L’A.Ch critique le discours de Félix Tshisekedi

Dans son document, le parti de Jean-Marc Kabund estime que le discours présidentiel ne mesurerait pas, selon lui, la gravité de la situation que traverse actuellement la République démocratique du Congo.

L’Alliance pour le Changement reproche également au chef de l’État de vouloir relever le défi du peuple, des responsables religieux et de la communauté internationale autour de la question du dialogue.

Le parti insiste surtout sur la nécessité d’un dialogue véritablement national, qui ne serait pas organisé au bénéfice d’un camp politique.

« Le dialogue doit être celui de la Nation »

Pour l’A.Ch, le dialogue annoncé par Félix Tshisekedi doit concerner l’ensemble de la Nation congolaise.

Le parti affirme ainsi que ni le président Félix Tshisekedi ni sa famille politique ne devraient être en mesure d’imposer les critères permettant d’exclure certains Congolais de ce processus.

Cette position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques en RDC, alors que le chef de l’État a annoncé la mise en place d’un dialogue national destiné à contribuer à l’apaisement du climat politique. Reuters rapporte que cette initiative intervient notamment sur fond de débats autour de l’avenir institutionnel du pays et des inquiétudes liées à une éventuelle prolongation du pouvoir présidentiel.

L’Alliance pour le Changement rejette les consultations populaires

L’un des principaux points de désaccord concerne les consultations populaires annoncées dans différentes provinces du pays.

Dans sa déclaration, l’Alliance pour le Changement considère cette démarche comme insuffisante et invite Félix Tshisekedi à revoir sa position.

Le parti estime notamment que le lancement de consultations populaires ne permettrait pas de répondre aux véritables problèmes auxquels les Congolais sont confrontés.

L’A.Ch utilise même le terme de « turpitude » pour qualifier, selon les termes de sa déclaration, la démarche du pouvoir.

Le parti de Kabund défend la Constitution

Malgré son rejet des consultations populaires, l’Alliance pour le Changement réaffirme son attachement au respect de la Constitution et se prononce en faveur d’un dialogue inclusif.

Cette position s’inscrit dans la ligne politique déjà défendue par le parti de Jean-Marc Kabund. En mai dernier, l’A.Ch avait également rejeté tout projet de référendum tant qu’une partie du territoire congolais resterait sous contrôle rebelle, tout en appelant à un dialogue national sincère et inclusif.

Plus récemment, le parti a poursuivi ses démarches politiques autour de la situation sécuritaire et institutionnelle du pays, notamment à travers des échanges avec des partenaires internationaux sur la recherche d’une paix durable dans l’Est de la RDC.

Une nouvelle bataille politique autour du dialogue

La réaction de l’Alliance pour le Changement illustre les divergences qui entourent déjà le processus de dialogue annoncé par Félix Tshisekedi.

Alors que le pouvoir appelle à un processus censé favoriser la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État, une partie de l’opposition exige des garanties sur le caractère inclusif, transparent et véritablement national des consultations.

Pour le parti de Jean-Marc Kabund, le dialogue ne doit pas servir à repousser les échéances électorales ni à favoriser la prolongation du pouvoir. Dans sa déclaration, l’A.Ch affirme notamment que la crise actuelle ne devrait pas être utilisée comme justification pour reporter les élections prévues en 2028.

L’Alliance pour le Changement conclut en affirmant qu’elle ne ménagera aucun effort pour défendre, selon ses termes, la vie et les intérêts des Congolais.

Joshmishumbi

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