Le Cadre de Concertation des Forces Politiques et Sociales, membre du mouvement « Sauvons la RDC », a rejeté le dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi, qualifiant l’initiative de « simulacre de dialogue ».
Dans une déclaration publiée à Kinshasa ce 28 août 2026, la plateforme estime que le processus annoncé est dépourvu d’inclusivité, de neutralité et de crédibilité. Pour le Cadre de Concertation, cette initiative ne constituerait pas une véritable réponse aux crises politique, sécuritaire, sanitaire et sociale que traverse la République démocratique du Congo.
L’opposition dénonce un projet de référendum
Dans son communiqué, le Cadre de Concertation affirme que le dialogue envisagé serait, selon lui, un instrument politique destiné à conduire le pays vers un référendum et un changement de l’ordre constitutionnel.
« Le Cadre de Concertation rejette ce simulacre de dialogue, dépourvu d’inclusivité, de neutralité et de crédibilité, qui constitue un instrument politique destiné à conduire la nation vers un référendum et un véritable coup d’État constitutionnel, avec pour objectif ultime d’instaurer une présidence à vie de Félix Tshisekedi », déclare la plateforme.
Il s’agit d’une accusation portée par le Cadre de Concertation contre le pouvoir en place, dans un contexte politique marqué par les débats autour des consultations et du dialogue national.
Appel à l’unité de l’opposition contre tout changement constitutionnel
Le mouvement appelle également les forces de l’opposition à dépasser leurs divergences afin de construire une action commune. Son objectif affiché est de défendre la Constitution et de s’opposer à tout projet qui, selon ses dirigeants, pourrait remettre en cause les limites constitutionnelles du mandat présidentiel.
La plateforme réclame notamment une alternance au sommet de l’État à l’issue du mandat présidentiel actuel, en 2028.
Le Cadre de Concertation critique par ailleurs la situation sécuritaire et sociale du pays, évoquant la montée de l’insécurité, notamment à Kinshasa, ainsi que les difficultés liées à la crise sanitaire et à la situation dans l’Est de la RDC.
Cette nouvelle prise de position intervient alors que plusieurs acteurs politiques congolais se prononcent sur la méthodologie et les objectifs du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi.