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Affaire Vally Amisi : pourquoi l’extradition de Beni Mukena tarde-t-elle ?

by Zionnews
Affaire Vally Amisi : l’ARJPDH demande des éclaircissements sur l’extradition de Beni Mukena du Congo-Brazzaville vers Kinshasa.

L’ONG ARJPDH, membre de la Coalition pour la Cour pénale internationale (CPI) demande des éclaircissements sur l’évolution du dossier de Beni Mukena, présenté comme le premier présumé impliqué dans la mort de Vally Amisi, décédé à Kinshasa.

Selon les éléments relayés par l’ARJPDH, Beni Mukena avait été arrêté en République du Congo (Congo-Brazzaville) dans le cadre de cette affaire. Toutefois, son extradition vers Kinshasa tarderait à intervenir, une situation qui suscite des interrogations sur la procédure en cours.

Des rumeurs sur sa situation inquiètent l’ARJPDH

Sur les réseaux sociaux, plusieurs rumeurs circulent désormais au sujet de la situation de Beni Mukena. Certaines publications affirment qu’il ne serait plus détenu.

Ces informations n’étant pas établies de manière indépendante à ce stade, l’ARJPDH demande que les autorités compétentes clarifient officiellement la situation.

Si Beni Mukena est toujours détenu, où se trouve-t-il et pourquoi son extradition vers Kinshasa prend-elle autant de temps ? Et dans l’hypothèse où il aurait effectivement été libéré, dans quelles circonstances cette décision aurait-elle été prise et qui en aurait donné l’autorisation ?

L’ARJPDH compare avec une autre procédure d’extradition

L’organisation de défense des droits humains évoque également le cas de Denise Dusauchoy, dont l’extradition depuis Dar es Salaam vers Kinshasa serait intervenue en moins de 24 heures.

Pour l’ARJPDH, cette comparaison soulève des questions sur les délais observés dans le dossier Beni Mukena et appelle les autorités à fournir des explications précises sur les éventuelles difficultés rencontrées dans cette procédure.

Des accusations visant un ministre circulent

L’ARJPDH se dit également préoccupée par des informations qui circulent sur les réseaux sociaux et faisant état de l’implication présumée d’un ministre dans ce dossier.

À ce stade, ces accusations constituent des allégations qui nécessitent d’être vérifiées. Aucun élément présenté dans ces informations ne permet, à lui seul, d’établir la responsabilité d’un membre du gouvernement dans la mort de Vally Amisi ou dans la situation judiciaire de Beni Mukena.

L’organisation demande donc que toute la lumière soit faite afin d’éviter que les rumeurs ne prennent la place des faits établis.

Une demande de transparence sur l’affaire Vally Amisi

Pour l’ARJPDH, les autorités congolaises devraient communiquer clairement sur le statut actuel de Beni Mukena, les démarches entreprises pour son extradition et les raisons précises du retard constaté.

L’organisation estime également que toute personne impliquée dans l’affaire Vally Amisi doit pouvoir répondre devant la justice, dans le respect des procédures légales.

L’enjeu, selon cette organisation, est de permettre à la justice de déterminer les responsabilités dans la mort de Vally Amisi et de garantir que les éventuelles protections ou interventions ne puissent pas faire obstacle à l’établissement de la vérité.

Pour l’heure, les informations faisant état d’une éventuelle libération de Beni Mukena ainsi que celles évoquant l’intervention présumée d’un ministre restent à confirmer par des sources officielles ou indépendantes.

LA REDACTION

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