Au moins 344 corps ont été découverts dans trois fosses communes à Uvira et dans ses environs, selon une annonce du gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi. Ces découvertes interviennent après le retrait de l’AFC/M23 de certaines zones de la province.
Face à cette situation particulièrement préoccupante, l’ONG ARJPDH (Action pour la Restauration de la Justice, de la Paix et des Droits de l’Homme) salue l’ouverture et la poursuite des enquêtes annoncées par les autorités congolaises.
Pour l’organisation de défense des droits humains, ces investigations constituent une étape importante pour faire la lumière sur les événements ayant entraîné la mort de ces centaines de personnes et permettre, le cas échéant, d’établir les responsabilités.
L’ARJPDH dit avoir déjà alerté
L’ARJPDH affirme que la situation sécuritaire et humanitaire dans le Sud-Kivu avait déjà fait l’objet de plusieurs alertes de sa part. L’organisation estime que les nouvelles découvertes à Uvira renforcent la nécessité d’accorder une attention particulière aux alertes lancées depuis plusieurs mois sur les risques d’exactions et de violations graves des droits humains dans les zones affectées par le conflit.
Pour l’ONG, la découverte de ces corps ne doit pas seulement susciter l’émotion, mais également conduire à des enquêtes crédibles, indépendantes et documentées, afin de déterminer les circonstances exactes des décès.
Identifier les victimes et établir les responsabilités
L’ARJPDH appelle également les autorités à tout mettre en œuvre pour identifier les victimes, informer les familles et préserver les éléments susceptibles de contribuer aux investigations judiciaires.
L’organisation insiste sur la nécessité de ne pas tirer de conclusions définitives avant la fin des enquêtes. Les responsabilités devront être établies sur la base de preuves et dans le respect des procédures judiciaires.
« Les alertes des organisations de défense des droits humains doivent être prises au sérieux avant que les tragédies ne surviennent », estime en substance l’ARJPDH, qui considère ces découvertes comme un signal supplémentaire sur l’urgence de renforcer les mécanismes de protection des populations civiles dans l’Est de la RDC.
Une enquête attendue par les familles
La découverte des 344 corps présumés dans trois fosses communes à Uvira et dans ses environs soulève désormais de nombreuses interrogations sur l’identité des victimes, la date de leur décès et les circonstances dans lesquelles elles ont perdu la vie.
Pour l’ARJPDH, la vérité, la justice et la réparation doivent rester au centre de la réponse des autorités.
L’ONG encourage ainsi le gouvernement congolais à poursuivre les investigations jusqu’à leur terme et à communiquer régulièrement les résultats de ces enquêtes à l’opinion publique et aux familles concernées.
ARJPDH