Action pour la Réforme de la justice et la Promotion des Droits de l’homme (ARJPDH), une ONG de défense des droits humains basée en République démocratique du Congo, active dans plusieurs villes du pays et membre de la Coalition pour la Cour pénale internationale (CPI), alerte sur la situation des groupes dits Wazalendo, l’implication présumée de mineurs dans les affrontements et les risques auxquels sont exposées les populations civiles.
L’ARJPDH a son siège national dans la ville de Bunia, dans la province de l’Ituri, et mène des actions de défense des droits humains dans plusieurs villes de la RDC.
Les éléments présentés dans cet article sont notamment tirés d’un rapport publié par l’ARJPDH le 20 mai 2026, dans lequel l’organisation formule plusieurs préoccupations concernant l’armement, la mobilisation et l’encadrement des groupes Wazalendo.
Paluku et Nzangi accusés par l’ARJPDH
Dans son rapport, l’ARJPDH accuse deux membres du gouvernement, M. Julien Paluku Kahongya et M. Muhindo Nzangi, d’avoir contribué à l’armement des Wazalendo, des milices qui, selon l’organisation, auraient été mobilisées sans formation adéquate ni encadrement moral et disciplinaire.
L’ARJPDH estime que cette situation a contribué à accentuer les tensions et les divisions au sein même des groupes Wazalendo.
Ces accusations, formulées dans le rapport de l’organisation, nécessitent toutefois d’être examinées dans le cadre d’une enquête permettant d’établir les faits et les responsabilités de chaque partie.
L’ARJPDH préoccupée par la présence de mineurs
L’organisation est également profondément préoccupée par la présence de mineurs parmi ces éléments, ainsi que par leur implication présumée dans les affrontements.
Pour l’ARJPDH, l’une des responsabilités les plus graves qui doivent être établies concerne précisément l’enrôlement et l’utilisation présumés de mineurs dans les groupes armés.
L’organisation considère qu’aucun objectif militaire ou politique ne peut justifier l’implication d’enfants dans les conflits armés.
Des civils pris entre plusieurs forces
À la suite de cette situation, la population civile s’est retrouvée, selon l’ARJPDH, prise entre plusieurs forces, devenant à la fois un bouclier et une cible potentielle face aux rebelles.
Dans la précipitation des opérations et dans la volonté de progresser rapidement sur le terrain, les populations civiles ont été exposées à des risques considérables.
L’organisation estime ainsi que la protection des civils doit demeurer une priorité dans les zones affectées par les affrontements.
L’appel à mettre fin au recrutement des mineurs
L’ARJPDH appelle les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités et à mettre immédiatement fin à toute forme de recrutement ou d’utilisation de mineurs dans les groupes armés.
Elle demande également la mise en place de mécanismes sérieux d’identification, de protection et de réinsertion des enfants concernés.
Une enquête indépendante réclamée
L’ARJPDH demande enfin qu’une enquête indépendante, transparente et impartiale soit menée afin d’établir les responsabilités de chacun.
Cette enquête devrait notamment porter sur l’armement, l’encadrement des groupes Wazalendo et l’enrôlement présumé de mineurs, afin que les responsables répondent de leurs actes conformément à la loi et aux normes internationales relatives aux droits humains et à la protection de l’enfant.
Zionnews-tv.net contacte l’ARJPDH
Dans le cadre de ce dossier, la rédaction de Zionnews-tv.net a contacté l’ARJPDH afin d’obtenir davantage d’éclaircissements sur son rapport publié le 20 mai 2026, ainsi que sur les accusations et préoccupations formulées concernant l’armement et l’encadrement des Wazalendo et l’utilisation présumée de mineurs.
Zionnews-tv.net entend poursuivre ses démarches journalistiques afin de recueillir les réactions des différentes parties citées ou concernées par ces accusations.
LA REDACTION