Dans une déclaration percutante, l’opposant Delly Sesanga est monté au créneau après la marche organisée par l’UDPS ce mardi à Kinshasa.
Pour l’opposant d’envol, que le parti au pouvoir manifeste, c’est son droit. Mais ce droit ne doit pas devenir un privilège réservé au seul pouvoir.

Il dénonce un flagrant deux poids deux mesures. Il rappelle qu’il y a à peine une semaine, la marche pacifique de l’opposition a été brutalement réprimée. Aujourd’hui, celle de l’UDPS bénéficie d’un itinéraire négocié avec l’Hôtel de Ville et d’un encadrement complet de la Police.
“Quand la rue est interdite à l’opposition mais aménagée pour le pouvoir, la démocratie n’est plus qu’un discours creux”, tacle-t-il.
Selon lui, ces mobilisations organisées et ces slogans triomphants ne sont qu’une mise en scène pour masquer l’essoufflement du régime.
Et il conclut avec fermeté :
“L’horloge républicaine continue sa marche. À mains nues, par la mobilisation pacifique et par les urnes, le peuple fera respecter la Constitution. Dans 851 jours, le mandat prendra fin. Cap sur 2028. Pas de changement de Constitution, pas de troisième mandat, pas de glissement au-delà de 2028 !”
C’est le peuple qui décide et qui vaincra.