Pour Martin Fayulu, ces déclarations traduisent plutôt les difficultés du pouvoir en place. « Quand Tshisekedi dit que l’opposition est faible, c’est le pouvoir qui est faible », a-t-il déclaré sur les antennes de RFI.
Martin Fayulu dénonce la situation de la justice en RDC
Au cours de cette intervention, l’opposant a également dressé un tableau critique du fonctionnement de la justice congolaise. Selon lui, la RDC ne fonctionne plus comme un véritable État de droit, mais plutôt comme un « État de l’UDPS dirigé par Kabuya, sous le commandement de Tshisekedi ».
Ces déclarations traduisent les profondes divergences entre l’opposition et le pouvoir concernant le fonctionnement des institutions et le respect des principes démocratiques en RDC.
Dialogue politique : Fayulu interpelle Tshisekedi et Kabila
Abordant la question du dialogue politique national, Martin Fayulu a rappelé le rôle de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), qu’il présente comme les médiateurs du processus, tandis que l’Union africaine assure la facilitation.
L’opposant a également appelé Félix Tshisekedi et Joseph Kabila à « cesser le coup d’État constitutionnel », une formule qui traduit ses inquiétudes concernant le respect de la Constitution et l’avenir des institutions congolaises.
« Le pays est déjà balkanisé », affirme Martin Fayulu
Dans la suite de son intervention, Martin Fayulu a soutenu que la République démocratique du Congo était déjà balkanisée. Une déclaration qui intervient dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays et les tensions politiques internes.
Enfin, il a lancé un message direct au président Félix Tshisekedi, l’invitant à démissionner s’il n’adhère plus aux dispositions de la Constitution.
Cette sortie médiatique de Martin Fayulu relance ainsi le débat sur le dialogue politique, la gouvernance, le respect de la Constitution et la crise institutionnelle en République démocratique du Congo.
JOSUE MISHUMBI