La ville de Beni a de nouveau été secouée par une attaque nocturne, illustrant la persistance de l’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans la nuit du jeudi au vendredi 10 avril 2026, des bandits armés ont mené une incursion au quartier Mambango, situé dans la commune de Bungulu.
Une attaque coordonnée en pleine nuit
Selon des sources locales, les assaillants ont opéré méthodiquement en procédant à des incursions de porte-à-porte dans plusieurs cellules du quartier, notamment à Mabatali. Cette stratégie a semé la panique parmi les habitants, surpris dans leur sommeil par des hommes armés déterminés.
D’après Gires Mukongoli, président des forces vives locales, les assaillants ont tiré plusieurs coups de feu pour couvrir leur opération. Ces tirs nourris visaient à intimider la population et à empêcher toute tentative de résistance.
D’importants dégâts matériels et humains
Le bilan de cette attaque reste préoccupant. Plusieurs habitations ont été ciblées et de nombreux biens de valeur ont été emportés par les assaillants. Des dégâts matériels importants ont ainsi été enregistrés, plongeant plusieurs familles dans la détresse.
Bien que les détails précis sur les pertes humaines restent encore à confirmer, la société civile évoque des conséquences graves, renforçant l’inquiétude des habitants face à la recrudescence des actes criminels dans la région.
Une insécurité persistante à Beni
Cet énième incident remet au centre des préoccupations la question de la sécurité dans la région de Beni. Depuis plusieurs mois, les populations locales dénoncent la multiplication des attaques armées, souvent attribuées à des groupes criminels ou rebelles opérant dans la zone.
Face à cette situation, la société civile appelle les autorités compétentes à renforcer les dispositifs sécuritaires afin de protéger les civils et restaurer l’ordre public dans cette partie du Nord-Kivu.
Appel à une réponse urgente des autorités
Les habitants de Mambango et des quartiers environnants exigent des mesures concrètes pour mettre fin à ces incursions répétées. Le renforcement des patrouilles nocturnes, l’identification des assaillants et la sécurisation des zones sensibles figurent parmi les priorités évoquées.
Alors que la peur continue de gagner du terrain, cet événement rappelle l’urgence d’une réponse sécuritaire efficace pour garantir la protection des populations civiles à Beni et dans toute la région.
LA REDACTION
