Le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni a lancé un message direct aux députés du pays, les appelant à se concentrer davantage sur leurs électeurs plutôt que sur les voyages de « benchmarking » à l’étranger, notamment en Chine et en Inde.
Dans une déclaration qui suscite déjà de nombreuses réactions sur la scène politique ougandaise, Museveni a affirmé que plusieurs parlementaires ont perdu politiquement à cause de ces déplacements fréquents hors du pays.
Museveni critique les voyages de benchmarking
Selon le chef de l’État ougandais, certains élus passent trop de temps à Kampala ou dans des missions internationales au lieu de rester proches des réalités de leurs circonscriptions.
« Au lieu de perdre du temps à Kampala ou à faire du benchmarking en Chine et en Inde, ce qui a coûté politiquement à plusieurs députés, vous devez vous rappeler que votre mandat n’est pas en Inde, mais dans vos circonscriptions », a déclaré Museveni.
Le président estime que les électeurs attendent des résultats concrets et une présence active de leurs représentants sur le terrain.
Un appel à la proximité avec les électeurs
Yoweri Museveni a insisté sur l’importance pour les parlementaires de retourner auprès de leurs populations afin d’écouter leurs préoccupations et de suivre les projets de développement locaux.
Pour le dirigeant ougandais, la proximité avec les citoyens reste un élément clé pour conserver la confiance populaire, surtout à l’approche des prochaines échéances politiques.
Cette déclaration intervient dans un contexte où plusieurs responsables politiques africains sont régulièrement critiqués pour leurs nombreux voyages d’études à l’étranger, parfois jugés coûteux et peu bénéfiques pour les communautés locales.
Une déclaration qui alimente le débat politique en Ouganda
Les propos de Museveni relancent le débat sur l’efficacité des missions parlementaires internationales et sur la gestion des fonds publics destinés aux voyages officiels.
Certains observateurs estiment que ces missions peuvent être utiles pour s’inspirer de modèles de développement étrangers, tandis que d’autres considèrent qu’elles éloignent les élus des véritables priorités de leurs électeurs.
Avec cette sortie médiatique, le président ougandais semble vouloir recentrer l’action politique sur les besoins des populations locales et la responsabilité des élus envers leurs circonscriptions.
