Ce mercredi 22 avril, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a reçu en audience le député français Aurélien Taché, porteur d’un projet ambitieux de création d’une Académie francophone dont le siège serait établi à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
Cette rencontre, qui a duré près d’une heure, a permis aux deux personnalités d’échanger en profondeur sur les objectifs, le fonctionnement et la portée stratégique de cette future institution. Au cœur des discussions : la promotion de la langue française comme vecteur de coopération internationale, mais aussi comme outil de sensibilisation aux enjeux des droits humains.
Selon le député français, cette Académie francophone ne se limiterait pas à un rôle académique. Elle ambitionne également de devenir un cadre de plaidoyer international pour la reconnaissance des génocides congolais, une question majeure dans le débat sur la mémoire et la justice en République démocratique du Congo.
Dans cette optique, l’institution servirait de plateforme d’échanges, de recherche et de mobilisation autour des crimes commis sur le territoire congolais, avec pour objectif d’obtenir une reconnaissance internationale et de renforcer les mécanismes de justice.
De son côté, le ministre Samuel Mbemba Kabuya a salué cette initiative, soulignant qu’elle s’inscrit pleinement dans les missions de son ministère. Il a rappelé l’engagement du gouvernement congolais à promouvoir la justice transitionnelle et à intensifier le plaidoyer en faveur de la reconnaissance des génocides commis en RDC.
Cette collaboration entre les autorités congolaises et les acteurs politiques français pourrait ainsi marquer une étape importante dans la diplomatie mémorielle et la défense des droits humains, tout en renforçant la place de Kinshasa comme centre stratégique de la francophonie en Afrique.
LA REDACTION
