À Butembo, les jeunes parlementaires ont été sensibilisés mercredi 16 septembre 2026 sur la Communication des Risques et Engagement Communautaire (CREC) face à l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui sévit dans la ville.
L’atelier, consacré notamment aux généralités sur Ebola et à la prise en charge des patients, a été facilité par Médecins Sans Frontières (MSF), qui intervient dans la riposte à Butembo et dans la zone de santé de Musienene au Nord-Kivu . L’objectif était de renforcer les connaissances des jeunes afin qu’ils puissent devenir à leur tour des ambassadeurs des mesures de prévention au sein de la communauté.
Selon Boxifish’ang Barack, président du Parlement des jeunes de Butembo, cette formation leur a permis d’obtenir des éclaircissements sur plusieurs questions qui préoccupent la population, notamment les conditions de prise en charge des patients dans les centres de traitement Ebola. Il explique que les jeunes avaient parfois des difficultés à répondre à certaines préoccupations lors de leurs activités de sensibilisation.
Désormais mieux informés, ils prévoient de descendre sur le terrain pour échanger avec la communauté et mieux comprendre les conditions de prise en charge des malades.
Pour Boxifish’ang Barack, cet atelier constitue également une étape importante dans la lutte contre les résistances communautaires. Il estime que les jeunes parlementaires, en tant que représentants de la jeunesse, peuvent facilement sensibiliser leurs pairs sur l’existence de la maladie et l’importance des mesures de prévention.
Il appelle ainsi les jeunes encore réticents à collaborer avec les acteurs de la riposte afin de contribuer à la lutte contre Ebola.
Le président du Parlement des jeunes rejette par ailleurs les accusations visant les personnes qui sensibilisent sur Ebola, parfois accusées d’avoir « avalé » la maladie. Il affirme que leur engagement est bénévole et motivé par la volonté de protéger la communauté.
L’épidémie continue de faire face à des résistances et à des rumeurs, alors que la ville a déjà enregistré, selon les chiffres communiqués par les acteurs locaux de la riposte, plus de 700 cas confirmés et plus de 400 décès depuis le début de l’épidémie.
Maua Grace