La maladie à virus Ebola continue de gagner du terrain dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Désormais, cinq zones de santé sont touchées par l’épidémie : Musienene, Masereka, Lubero, Manguredjipa et Biena.
Cette nouvelle extension de la maladie accentue l’inquiétude dans la région et appelle à un renforcement urgent de la riposte, mais aussi à une forte implication de la communauté pour limiter la propagation du virus.
À Manguredjipa, un premier cas confirmé a été enregistré jeudi 27 août 2026. Cette situation a conduit à la tenue d’une réunion extraordinaire de sécurité, élargie aux professionnels de santé, dans la salle de l’EP Kithumbiro. Le malade est venu de Butembo et est actuellement pris en charge à l’Hôpital général de référence de Manguredjipa. Dans la zone de santé voisine de Biena, un premier cas confirmé a également été signalé, portant à cinq le nombre de zones de santé affectées par l’épidémie dans le territoire de Lubero.
Face à cette situation, le chef de secteur des Bapere, Kombi Nepanepa Tchanga, appelle la population à respecter strictement les mesures de prévention et à collaborer avec les équipes de riposte. Il plaide notamment pour l’installation de points de contrôle aux entrées et sorties de Manguredjipa afin de limiter les contacts à risque. Le lavage régulier des mains, la limitation des contacts, le respect de la distanciation sociale et le signalement rapide de tout cas suspect restent essentiels pour freiner la propagation du virus.
Kombi Nepanepa Tchanga insiste également sur l’importance de l’engagement communautaire dans la riposte. Il appelle la population à ne céder ni à la panique ni à la résistance aux mesures sanitaires, et encourage toute personne présentant des signes suspects à se rendre rapidement dans une structure de santé. La collaboration entre les habitants, les autorités et les équipes de riposte apparaît ainsi indispensable pour contenir l’épidémie et empêcher sa progression dans le territoire de Lubero.
Maua Grace