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Dialogue national en RDC : le FPACI conteste le cadre fixé par l’ordonnance présidentielle

by Zionnews
Le Front du Peuple Avenir Contre Intérêt (FPACI) a exprimé de vives réserves à l’égard de l’ordonnance présidentielle instituant un Dialogue national. Dans une déclaration rendue publique à Kinshasa, le mouvement estime que le processus, tel qu’il est actuellement conçu, soulève des préoccupations tant sur la forme que sur le fond.

Le Front du Peuple Avenir Contre Intérêt (FPACI) a exprimé de vives réserves à l’égard de l’ordonnance présidentielle instituant un Dialogue national. Dans une déclaration rendue publique à Kinshasa, le mouvement estime que le processus, tel qu’il est actuellement conçu, soulève des préoccupations tant sur la forme que sur le fond.

Pour le FPACI, un dialogue national ne peut être imposé unilatéralement par une ordonnance. Le mouvement considère qu’un tel processus doit avant tout résulter d’une démarche consensuelle associant les différentes parties prenantes. Il rappelle, à titre de référence, les précédents de Sun City et de l’accord de la Saint-Sylvestre, qui, selon lui, étaient issus de négociations et d’accords entre les différentes composantes politiques et sociales.

Le FPACI critique notamment la volonté de définir unilatéralement « le cap et la direction du processus », estimant qu’une telle démarche risque de transformer le dialogue en une consultation présidentielle plutôt qu’en un véritable dialogue national. Pour le mouvement, « l’ordonnance doit constater les parties par leur volonté de prendre part et non créer les parties ».

Sur le fond, le FPACI s’appuie sur l’article 69 de la Constitution du 18 février 2006, qui fait du Président de la République le symbole de l’unité nationale. Le mouvement estime que cette fonction impose au chef de l’État de se placer au-dessus des clivages politiques lorsqu’il engage un processus présenté comme national.

Dans sa déclaration, le FPACI établit ainsi une distinction entre le rôle constitutionnel du Président de la République en tant que symbole de l’unité nationale et celui d’autorité morale d’une plateforme politique,selon le mouvement, un dialogue national devrait réunir l’ensemble des composantes de la Nation, y compris l’opposition, et non être orienté vers la seule cohésion d’un camp politique.

Dans cette perspective, le FPACI affirme qu’il ne participera pas à ce qu’il considère comme un dialogue destiné à renforcer la cohésion d’une plateforme politique. Il dit, en revanche, être disposé à prendre part à un « Dialogue d’unité nationale » répondant, selon lui, aux exigences de l’article 69 de la Constitution.

Pour permettre une participation plus large, le mouvement recommande la rectification de l’ordonnance présidentielle, la convocation préalable d’un pré-dialogue inclusif afin de définir de manière consensuelle les termes de référence, la facilitation et le format des discussions, ainsi qu’un rôle d’arbitre pour le Président de la République, en conformité avec sa fonction constitutionnelle.

Le FPACI estime qu’en l’absence de ces ajustements, le processus pourrait davantage diviser les acteurs politiques et sociaux au lieu de contribuer à l’unité nationale, dans un contexte marqué, selon le mouvement, par des enjeux sécuritaires majeurs et l’agression du territoire national.

Fait à Kinshasa, le 21 septembre 2026

Pour le Front du Peuple Avenir Contre Intérêt (FPACI)

Joseph Lokakao
+243 854 277 224 / +243 844 277 224

Jean Marie Kalonji
+243 842 654 444

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