La situation était particulièrement tendue ce mercredi 22 avril 2026 à Tshikapa. Toutes les écoles secondaires publiques dont les élèves bénéficient du Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF) ont procédé au renvoi des filles. Les établissements justifient cette décision par le non-respect des engagements du projet.
Selon les chefs d’établissements, il est inadmissible que le PAAF ne tienne pas ses promesses.
“Nous sommes déjà au troisième trimestre et aucun frais n’a été versé par le projet pour les filles. Le fonctionnement de nos écoles est devenu un véritable casse-tête. Ce renvoi signifie que l’État a failli et que les parents doivent reprendre leurs responsabilités en s’acquittant de ces frais. Dans le cas contraire, aucune fille ne sera admise en classe durant cette période”, ont-ils déclaré.
Les élèves concernées, rassemblées devant le bureau du PAAF, estiment que le projet compromet leur éducation et donnent raison aux chefs d’établissements.
“Nous sommes ici pour signaler aux autorités que nous avons été renvoyées par les préfets pour non-paiement des frais scolaires. Les préfets affirment que le PAAF n’a pas respecté ses engagements. Nous nous sommes d’abord rendues à la Direction provinciale de l’EDU-NC Kasaï 1, puis devant le bureau du PAAF pour demander des explications.
Notre éducation est en danger. Nous sollicitons l’implication de la ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïsa Malu”, ont-elles indiqué.
Après cette étape, les élèves se sont dirigées vers le gouvernorat à 10h36, où aucune autorité n’était présente. La directrice provinciale de l’Éducation est toutefois intervenue pour apaiser la situation, sous les applaudissements des filles.
À ce stade, seule une solution concrète du PAAF permettrait de résoudre la crise. Le silence équivaudrait à cautionner la dégradation du système éducatif.
Nestor ilo
