Les épreuves préliminaires de l’Examen d’État, édition 2026, ont débuté lundi 4 mai à Butembo, dans la province du Nord-Kivu.
La cérémonie de lancement s’est tenue à l’Institut Kambali, en présence des autorités éducatives et politico-administratives.
Au total, 66 603 candidats participent à ces épreuves sur l’ensemble du territoire provincial. Cette étape, qui s’étend sur quatre jours, marque le début de la hors-session pour les élèves finalistes du secondaire.
Le lancement officiel a été assuré par la conseillère du gouverneur du Nord-Kivu en charge de l’Éducation, Prisca Luanda Kamala. Dans son discours, elle a mis en avant les efforts du gouvernement pour moderniser l’organisation de l’Examen d’État, notamment à travers la mise en place prochaine d’un centre de numérisation des copies. Cette initiative vise à améliorer le processus de correction et à limiter les cas de fraude. Le centre devrait couvrir plusieurs provinces de l’Est du pays, dont l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Elle a par ailleurs souligné le rôle central de l’Examen d’État dans le système éducatif congolais, le qualifiant d’outil essentiel pour garantir la qualité de la formation et certifier les compétences des finalistes.
Intervenant également à cette occasion, le directeur provincial de l’éducation au Nord-Kivu 2, Norbert Bisimwa Balekembaka, a insisté sur la nécessité pour tous les acteurs impliqués de respecter les normes en vigueur. Il a invité les candidats à faire preuve de sérieux et de concentration durant toute la période des épreuves.
Pour cette première journée, les élèves ont été soumis à l’épreuve de dissertation. Plusieurs d’entre eux ont estimé que le sujet était à leur portée et ont salué l’annonce de la prise en charge des frais de participation par le gouvernement.
Toutefois, cette mesure tarde à produire ses effets sur le terrain. Les syndicats d’enseignants du Nord-Kivu 2 expriment leurs inquiétudes face au non-paiement des frais annoncés et menacent de retirer les encadreurs des centres d’examen si la situation persiste.
Maua Grace
